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Reconstruction difficile après une explosion mortelle à l’usine Séchoirs de Beauce

Des fleurs sur une table devant une usine

Des fleurs déposées à quelques mètres de l'entreprise.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

La vie reprend lentement son cours à l’usine Séchoirs de Beauce, où trois employés ont perdu la vie lors d'une explosion la semaine dernière.

C'est très stressant. On n’est pas top, c'est difficile, confie Nicholas Drouin, copropriétaire et coprésident de l'entreprise.

On essaye d'en parler le plus possible. On dit aux gens d'en parler, de faire attention. On a encaissé le choc, l'adrénaline est redescendue. Maintenant, c'est commencé à vivre le deuil, explique-t-il.

Nicholas Drouin, copropriétaire et coprésident de l'entreprise de Beauceville.

Nicholas Drouin, copropriétaire et coprésident de l'entreprise

Photo : Radio-Canada

La priorité est donnée au soutien des employés, selon lui.

Notre Facebook a été inondé de messages de soutien. Les autorités locales, tout le monde se sont mobilisés pour venir en aide aux travailleurs, mais à nous aussi, se console le Beauceron.

Deux des trois employés de l'entreprise hospitalisés après les faits ont reçu leur congé de l'hôpital­. Un autre travailleur est toujours dans le coma, mais on ne craint pas pour sa vie, indique M. Drouin.

Rappelons que huit personnes ont été blessées lors de la déflagration. Il s’agit de six employés de Séchoirs de Beauce et de deux travailleurs de l’entreprise Sylvain Nadeau Toitures.

Des véhicules d'urgence devant un immeuble industriel en feu, de la fumée sort du bâtiment.

Un incendie fait plusieurs blessés graves dans une entreprise de Beauceville.

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier

Le cœur gros

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) et de la CNESST ont redonné accès aux lieux aux propriétaires dans les dernières heures.

Il n'y a pas beaucoup de gens qui travaillent en ce moment. La SQ et la CNESST nous ont remis le site après l'enquête. On doit le sécuriser. Évidemment, on va tomber dans la partie d'enlever les débris et décider ce qu'on va faire, explique Nicholas Drouin.

Six employés ont levé la main qui aimerait revenir au travail rapidement pour se changer les idées, peu importe leur raison, précise le copropriétaire.

Selon les témoignages recueillis au cours des derniers jours, une des victimes, Martin Roy, aurait empêché des collègues désireux de prêter main-forte, mais n’ayant pas la formation pour intervenir lors de telles situations, de retourner à l’intérieur du bâtiment.

Le propriétaire confirme que jamais il n'a demandé aux gens d'aller combattre les flammes.

Maintenant, les gars ont le cœur gros comme ça. Les gars, ça faisait 30 ans qu'ils travaill[ai]ent ici. Mario, ça faisait 30 ans, Martin, 21 ans. C'est leur milieu de travail, leur gang. Je suis convaincu à 100 % que les gars avaient de bonnes intentions.

Mario Morin, 57 ans, Jean Lachance, 51 ans, et Martin Roy, 50 ans, sont morts des suites de leurs blessures après l'explosion.

Reconstruction

Nicholas Drouin ne sait pas si le bâtiment soufflé par l'explosion sera reconstruit. Les assureurs sont en train d'inspecter, de s'assurer que le lieu est sécuritaire et ensuite de regarder qu'est-ce qui est récupérable.

Nicholas Drouin dit avoir offert du travail à l'ensemble des employés.

On continue d'offrir du travail à tous nos employés dans toutes les usines qu'on a. Je ne veux pas que quelqu'un vive de l'insécurité par rapport au travail. Tout le monde peut avoir son travail immédiatement. Maintenant, on les lasse aller à leur rythme.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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