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Un Valdorien lance son entreprise de fabrication de canots en cèdre

Yvan Tanguay sable un canot dans un atelier.

Yvan Tanguay peut consacrer plus de 70 heures pour la fabrication d'un seul canot en cèdre.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le Valdorien Yvan Tanguay espère développer sa passion pour la fabrication de canots en cèdre avec la création de son entreprise, Canots Eska.

Grutier dans la vie de tous les jours, l’homme de 51 ans s’amuse à perfectionner son art depuis une trentaine d’années.

Mon cousin m’avait invité à faire du canot de cèdre avec lui et ça m’avait permis d’apprécier tout le travail qu’il y avait là-dedans, souligne-t-il. Ça a piqué ma curiosité et j’ai commencé à regarder ce qui se faisait partout au Québec. J’avoue que je trouvais ça pas mal cher, à près de 5000 $. Ça m’a incité à me fabriquer moi-même mon premier canot à 20 ans. En bout de ligne, avec l’achat du moule et de tout l’équipement, il m’a coûté encore plus cher!

Un canot de bois dans un atelier.

Les canots sont fabriqués à main.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Ce premier projet l’a incité à poursuivre sa passion au fil des années, surtout en réparant des canots qui lui étaient confiés, en plus d’en construire quatre de A à Z.

Dans son garage de Sullivan, Yvan Tanguay tire une grande fierté de l’utilisation des techniques et des matériaux traditionnels.

Pour moi, c’est important de continuer cette tradition, précise-t-il. Mes outils sont modernes, mais ce sont mes mains qui font le travail et c’est toute une fierté. Je n’ai jamais suivi de formation, mais j’ai toujours aimé travailler le bois. J’ai un ami en Beauce qui m’a parrainé et qui est devenu mon mentor. Je l’appelle encore souvent pour des conseils.

L'homme remplit les trous causés par les clous pour tenir les planches du canot.

La fabrication de canots est maintenant plus qu'une passion pour l'homme de 51 ans.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Yvan Tanguay peut passer de 70 à 80 heures pour la fabrication à la main d’un seul canot, du planage des planches de cèdre, à la pose de 5000 clous en laiton jusqu’à la teinture et la finition à l’époxy.

C’est un travail de longue haleine, mais c’est tellement plaisant, lance-t-il. C’est une détente automatique. De toute façon, tu ne peux pas être stressé quand tu travailles sur un objet aussi délicat. Il faut être doux dans son travail.

Le lancement de son entreprise marque une nouvelle étape pour Yvan Tanguay, mais il préfère garder les deux pieds sur terre pour l’instant avec son projet.

Je sais qu’il y a encore beaucoup de monde qui recherche ce type de canot, mais ça demeure cher et peut-être pas dans les habitudes des gens d’ici. Pourtant, de grandes entreprises comme Canots Rhéaume, à Saint-Tite, en vendent vraiment beaucoup et partout dans le monde. Je vais voir si je peux développer un marché dans la région, mais je ne suis pas un homme d’affaires. Je ne pousserai pas là-dedans trop vite, mais si je peux balancer mon métier de grutier et la fabrication de canots, ça serait idéal, conclut-il.

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