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Une hausse de 4 $ de l’heure réclamée pour les employés des foyers de soins

Sharon Teare en entrevue.

La majorité des foyers de soins ne peuvent pas respecter le ratio d'employé exigé, selon Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le syndicat des travailleurs des foyers de soins du Nouveau-Brunswick réclame une hausse de salaire de 4 $ de l'heure pour ses membres. Il croit qu'il s'agit d'une solution adéquate pour pallier le manque criant de personnel dans ces établissements.

Actuellement, le salaire moyen des travailleurs de ce secteur se situe à 21 $ de l’heure.

La présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick (CSFSNB), Sharon Teare, croit qu'il devrait être plus élevé. Elle exhorte le gouvernement Higgs d'agir.

Elle rappelle que le gouvernement fédéral a promis d’investir 9 milliards de dollars sur 5 ans dans les foyers de soins au Canada, pour aligner les salaires des travailleurs à un minimum de 25 $ de l’heure. 

Le syndicat veut donc que le gouvernement provincial soit proactif et s’engage à augmenter le salaire des travailleurs des foyers de soins maintenant, comme l’ont fait l’Ontario et le Québec. L’augmentation salariale toucherait tous les types d'emploi du secteur des foyers de soins.

Un problème de longue date

C’est un fait répété par les syndicats et les employés : la pandémie n’a fait qu’aggraver une pénurie déjà existante. Il y a deux semaines, le syndicat des employés d’une résidence à Edmundston tirait la sonnette d’alarme sur le manque de personnel.

La majorité des foyers de soins ne peuvent pas respecter leur ratio exigé des travailleurs et c’est inacceptable souligne Sharon Teare, présidente du CSFSNB.

Elle donne l'exemple d'une résidence où trois ou quatre employés sont actuellement en poste pour prodiguer les soins à 40 résidents. Le ratio normal est de six. Ainsi, selon le syndicat, les résidents ne reçoivent souvent pas leur déjeuner à temps et il est plus difficile d'offrir rapidement d’autres soins primaires.

[Nos soins] c’est laissé, pas parce qu’on le veut, parce qu’on est en manque de bras. C’est un cri du cœur qu'on lance. [...] Monsieur Higgs, c’est le temps d’agir, c’est pas encore trop tard, mais on est pas loin, lance Jason St-Onge, deuxième vice-président du CSFSNB.

Selon lui, les résidents paient directement le prix du manque d’employés et il faut que ça cesse.

On ne peut pas fermer nos portes [...] où vont aller nos résidents? C’est le temps d’agir.

Une citation de :Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B.

Le Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick a préparé une lettre d’entente destinée à l’employeur, l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, et demande à Blaine Higgs de la signer pour approuver cette augmentation salariale dans les plus brefs délais.

Le gouvernement réagit

Par communiqué, le ministère du Développement social affirme prendre très au sérieux les préoccupations soulevées par le Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick. Il soutient que le manque de main-d’œuvre est un problème important et qu’un financement de 15 millions de dollars au budget annuel viendra augmenter les heures de soins à 3,3 heures d’ici avril 2022.

Enfin, le ministère rappelle qu’une augmentation de salaire de 5,5 % sur une période de quatre ans a été adoptée en mai 2019 et que l’accord prévoit une augmentation de 2% pour la 5e et 6e année de l’entente.

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