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Denis Coderre ne fera pas campagne contre les pitbulls cette année

Denis Coderre et sa candidate Emilia Tamko en point de presse.

Denis Coderre a changé d'avis sur les pitbulls.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ensemble Montréal s'engage à « ne pas créer de réglementation visant les chiens en fonction de leur race ».

Son chef, Denis Coderre, en a fait l'annonce lundi matin en présentant sa plateforme électorale dans un restaurant du centre-ville en compagnie de ses candidats Guillaume Lavoie et Emilia Tamko.

Faire campagne pour bannir certaines races de chiens comme les pitbulls en 2017, ça a été une erreur, a reconnu l'ancien maire, qui tente un retour en politique. Le contexte était différent à l'époque, a-t-il expliqué, faisant notamment référence à la mort de Christiane Vadnais, tuée par un pitbull en 2016.

La proposition de Denis Coderre avait fortement déplu aux amoureux des animaux lors de la dernière campagne électorale. Elle avait notamment convaincu l'avocate bien connue Anne-France Goldwater de faire campagne contre lui aux côtés de Valérie Plante.

M. Coderre dit avoir rencontré au cours des dernières années de nombreuses personnes qui sont parvenues à le faire changer d'avis sur le sujet.

Un chien dans l'herbe.

La Ville de Montréal a adopté en 2018 un règlement sur l'encadrement des animaux domestiques, qui resserre les règles quant aux chiens potentiellement dangereux.

Photo : Radio-Canada

Souhaitant faire de Montréal une ville amie des animaux, Ensemble Montréal s'engage aussi à créer deux nouveaux refuges pour animaux à Montréal, l'un dans l'est de la ville et l'autre dans l'ouest. Exit, donc, le projet de créer un Centre de services animaliers central dans le secteur Saint-Michel.

La formation souhaite en outre créer un fonds central d'aide aux arrondissements pour la création ou le réaménagement de parcs à chiens.

Coderre et Plante promettent un registre des baux

Dans sa plateforme électorale, Ensemble Montréal s'engage également – tout comme Projet Montréal – à créer un registre des baux résidentiels et à mettre en place un plan pour lutter contre l'insalubrité des logements.

Le parti de Denis Coderre promet notamment d'obliger les propriétaires commerciaux à effectuer une inspection insalubrité indépendante pour les logements de plus de 20 ans.

Une taxe à l’insalubrité sera aussi instaurée et le nombre d’inspecteurs, tout comme le nombre d’inspections, sera bonifié, a-t-il promis, proposant au passage de demander à Québec le transfert de compétences sur le parc immobilier scolaire.

Les champignons dans les écoles, je les veux dans les assiettes et pas dans les plafonds.

Une citation de :Denis Coderre, chef d'Ensemble Montréal

De son côté, Projet Montréal s'est engagé lundi matin à mettre en place une certification Propriétaire responsable comprenant un modèle municipal de registre de loyers. Cette certification serait exigée aux propriétaires de bâtiments de huit logements et plus, ce qui représente près de 216 000 logements.

Ensemble Montréal, pour sa part, aimerait étendre le registre des baux à tous les immeubles, peu importe la taille, a précisé Guillaume Lavoie lundi.

Son chef a toutefois reconnu que, si la Loi sur le statut de métropole donne le droit à Montréal de recueillir les données, elle ne lui permet pas de se substituer au Tribunal administratif du logement et d'imposer des sanctions.

Appelé à régir aux promesses des deux grands partis politiques montréalais de créer un registre municipal des baux, le cabinet d'Andrée Laforest, ministre québécoise des Affaires municipales et de l'Habitation, a répondu qu'il ne [commenterait] pas les différentes propositions des candidats.

Retour du baseball à Montréal : Ma priorité, c’est la pandémie

Le retour du baseball à Montréal n’est pas une priorité pour Denis Coderre. Aucune mention de ce projet auparavant si cher à l’ex-maire n'apparaît dans sa plateforme électorale.

Questionné sur la possibilité que Montréal obtienne une équipe en garde partagée avec Tampa Bay, Denis Coderre a affirmé lundi qu’avec la pandémie, les gens ne veulent pas entendre parler de baseball.

Il croit aussi qu’il y a beaucoup de ballons d’essais qui proviennent de Tampa Bay. Le candidat à la mairie estime qu’il n’y a pas grand-chose à commenter tant que Stephen Bronfman et son groupe sont encore en négociations avec le gouvernement du Québec pour la construction d’un nouveau stade à Montréal.

La Fédération canadienne des contribuables a pour sa part demandé lundi au ministre québécois de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, de faire preuve de transparence quant aux coûts du projet de stade de baseball de M. Bronfman.

Selon le Journal de Montréal, Québec travaille actuellement sur divers scénarios de financement prévoyant la construction d'un nouveau stade en plein air dans la métropole. Or, le groupe Bronfman n’a pas indiqué le montant en subventions qu’il entend demander aux contribuables, souligne la Fédération.

Pas d'animosité entre Coderre et Bergeron

Par ailleurs, Denis Coderre et Richard Bergeron ont fait la paix, dimanche soir, en publiant deux déclarations officielles sur Facebook.

Le fondateur de Projet Montréal, qui avait accepté de servir dans le comité exécutif de M. Coderre de 2014 à 2017, a été cité dans un livre à paraître sous la plume de Daniel Sanger, un ancien chef de cabinet des maires du Plateau-Mont-Royal et de Côte-des-Neiges.

Des propos très durs ont été rapportés par M. Sanger. M. Bergeron aurait notamment déclaré qu'à l'époque de la dernière campagne électorale, en 2017, M. Coderre était détestable, vulgaire, méchant et qu'il n'aimait personne.

Dans sa déclaration publique, dimanche (Nouvelle fenêtre), l'ex-chef de Projet Montréal a reconnu, sous l'émotion du moment, être allé trop loin en entrevue avec Daniel Sanger.

Il m’est arrivé de devenir émotif et d’utiliser des formulations inappropriées, voire grossières, qui dépassaient ma pensée, a-t-il admis, présentant ses excuses au principal intéressé.

Affiche électorale illégale de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal près de la basilique Notre-Dame, dans l'arrondissement du Vieux-Montréal, où l'on voit des visiteurs et une affiche du spectacle Aura.

Richard Bergeron s'était présente pour l'Équipe Denis Coderre en 2017, contre son ancien parti, Projet Montréal.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Denis Coderre lui a pour sa part réitéré son respect, son admiration et son affection. Notre amitié et le respect que je porte pour toi n’est altéré en rien par cet épisode, a-t-il assuré dans sa propre déclaration publique (Nouvelle fenêtre), ajoutant que, pour lui, l'incident est clos.

Avec la collaboration de Josie-Anne Taillon

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