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Une femme souffrant de longue COVID veut une exemption de passeport vaccinal en C.-B.

Une infirmière tient une seringue.

La Colombie-Britannique n’offre aucune exemption de passeport vaccinal.

Photo : covid-vaccinations-healthcare-workers

Radio-Canada

Une infirmière de la Colombie-Britannique, qui affirme qu'une première dose de vaccin a aggravé son syndrome post-COVID-19, demande une exemption au passeport vaccinal.

Renee Melinka a attrapé la COVID-19 alors qu’elle travaillait comme infirmière à Cranbrook, dans l'intérieur de la province. Elle soutient avoir développé le syndrome post-COVID-19 en raison d'une maladie auto-immune. Elle a alors ressenti une fatigue extrême et l'impression d'avoir l'esprit embrouillé .

Après avoir connu une période de répit, ses symptômes se seraient aggravés en mai dernier après qu'elle eut reçu une dose du vaccin contre la COVID-19. Elle dit que deux médecins lui ont recommandé de ne pas recevoir de seconde dose.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

L'immunité complète recommandée

Renee Melinka veut bénéficier d'une mesure d'adaptation au travail et dans l’espace public.

Or, la province n’offre aucune exemption du passeport vaccinal. À compter du 24 octobre, elle exigera qu'une personne ait deux doses de vaccin contre la maladie pour accéder à des lieux publics non essentiels, les restaurants, notamment. De plus, à compter du 26 octobre, tous les travailleurs de la santé de la Colombie-Britannique doivent être pleinement vaccinés.

Renee Melinka affirme que le fait d'avoir eu la COVID-19, jumelé à une seule dose de vaccin, lui offre suffisamment d’immunité. Il existe de l’information qui reconnaît que, quand une personne est infectée par la COVID, c’est comme un premier vaccin, dit-elle.

Titulaire d’une chaire canadienne sur le vieillissement et l'immunité à l’Université McMaster, Dawn Bowdish fait toutefois une importante mise en garde. Selon elle, il est pratiquement impossible de connaître le degré d'immunité contre la COVID-19 d’une personne à moins qu'elle ne fasse partie d'un essai clinique.

La recommandation, c’est que tout le monde reçoive la vaccination complète. C'est vrai en particulier pour les personnes qui ont eu des infections sans symptômes importantes ou le syndrome post-COVID-19, puisqu’elles n’ont pas une forte réponse immunitaire.

Des accommodements raisonnables

En Colombie-Britannique, il n’existe pas de données sur les personnes ayant le syndrome post-COVID-19 ni sur les personnes vaccinées après avoir été infectées.

Renee Melinka craint de ne plus pouvoir participer aux activités de ses enfants sous peu.

En arrêt de travail depuis le mois de mars, elle s’inquiète également pour son emploi, puisque les travailleurs de la santé doivent être pleinement vaccinés d'ici un mois. Le syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique réclame d'ici là la mise en place d'une option de dépistage rapide pour ses membres.

Renee Melinka espère également qu’il y aura des mesures d'adaptation pour les personnes qui peuvent prouver leur immunité par des tests sérologiques, par exemple.

Dawn Bowdish apporte toutefois un bémol à cette idée. Les tests d'anticorps en vente en pharmacie ne sont pas parfaits, selon l'immunologiste, parce qu'ils peuvent estimer le nombre d'anticorps dans le sang, mais n'indiquent pas de quelle façon ces anticorps réagiront contre les virus.

Avec les informations de Daybreak South

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