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La COVID-19 crée une pénurie de personnel complexe pour les écoles du Nord-Ouest

L'enseigne de l'école.

L'école Marie-Gaétane à Kedgwick passe entièrement à l'enseignement à distance cette semaine à cause de cas de COVID-19 et du manque de personnel suppléant (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La gestion des écoles touchées par la COVID-19 et un manque de personnel est « extrêmement complexe » pour le District scolaire francophone Nord-Ouest.

La santé publique du Nouveau-Brunswick recensait dimanche 628 cas actifs de COVID-19 dans l'ensemble de la province, dont 119 dans la zone sanitaire 4 qui englobe le Nord-Ouest.

Le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest, Luc Caron, indique que les sept écoles suivantes composent avec des éclosions :

  • l’école Carrefour de la jeunesse à Edmundston;
  • l’école de Saint-Jacques;
  • la polyvalente Thomas-Albert à Grand-Sault;
  • l’école Mgr-Lang à Drummond;
  • l’école Mgr-Martin à Saint-Quentin;
  • la polyvalente Alexandre-J.-Savoie à Saint-Quentin;
  • l’école Marie-Gaétane à Kedgwick.

Donc, c’est beaucoup d’écoles, beaucoup de gestion présentement entourant toute la COVID-19, souligne Luc Caron au cours d’une entrevue accordée lundi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

Certains groupes d’élèves dans ces écoles doivent s’isoler à la maison et faire leurs classes à distance.

J’ai par exemple l’école Marie-Gaétane qu’on a pris la décision hier de passer à l’enseignement à distance pour toute l’école, pas nécessairement juste pour la raison de la COVID-19, mais tout de suite, ce qu’on vit, c’est aussi une pression énorme sur les ressources humaines qu’on n’avait vraiment pas anticipée en début d’année, souligne M. Caron.

Le District scolaire, explique Luc Caron, a entrepris la nouvelle année scolaire avec des listes de suppléance plutôt minces à cause d’un manque de ressources humaines.

Le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest, Luc Caron, lors d'un point de presse virtuel jeudi matin.

Le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest, Luc Caron.

Photo : Radio-Canada

Mais là, on s’aperçoit que [les] enseignants, plusieurs sont censés être isolés. J’ai beaucoup d’enfants en isolation, ce qui fait que les parents demeurent avec leurs enfants à la maison. Et j’ai beaucoup d’enseignants qui sont des parents. Donc, je me retrouve avec un grand nombre d’enseignants qui ne sont pas disponibles, qui ne sont pas au travail. Je n’ai tout simplement pas d’enseignants pour remplacer parce que je n’ai pas de suppléants, précise Luc Caron.

Sur l’ensemble des niveaux de la maternelle à la huitième année, à Kedgwick, j’ai 185 élèves, mais sur les 185 élèves, hier, j’avais 101 élèves à la maison, en isolement. Et voilà. Donc, c’est plus de la moitié de mes élèves du primaire qui sont à la maison présentement.

Une citation de :Luc Caron, directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest

Une situation plus difficile à gérer que l'an dernier

Les autorités tentent de gérer la pandémie comme elles le faisaient l’an dernier, mais cela ne fonctionne pas du tout en ce moment, selon Luc Caron.

Ça ne fonctionne pas parce que la santé publique, premièrement, est débordée. Je les comprends. Ces gens-là travaillent comme des diables dans l’eau bénite, si vous me permettez l’expression, affirme M. Caron.

Dans les écoles, il est plus complexe de déterminer quels élèves doivent s'isoler et lesquels peuvent rester en classe.

On s’aperçoit que c’est une gestion pas mal plus compliquée lorsqu’on a des éclosions au niveau secondaire qu’au niveau primaire parce que là on a des groupes d’élèves qui sont vaccinés et des groupes d’élèves qui sont non vaccinés. Tel groupe, il faut envoyer une telle lettre pour dire qu’eux il faut qu’ils s’isolent. Tel autre groupe, bien, parce que tu es vacciné tu n’as pas besoin de t’isoler. Donc, ça amène un lot de complexités qu’on n’avait jamais anticipé en début d’année, explique Luc Caron.

Le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest ajoute que les écoles ne sont rouvertes que depuis trois semaines et qu’il est impensable que les choses se poursuivent au rythme actuel durant toute l’année scolaire. Il espère que les intervenants se concertent pour trouver des solutions.

Ce qu’on veut, c’est de s’améliorer. On a besoin de nos partenaires à la province, la santé publique, pour trouver d’autres façons de faire, d’autres moyens pour nous appuyer dans nos démarches présentement, affirme Luc Caron.

Il souhaite aussi du courage aux familles touchées par la situation.

Je dis aux parents bon courage, prenez soin de vous, prenez soin de vos petits, puis s’il vous plaît gardez les en santé et on va faire tout notre mieux pour donner le meilleur service aux enfants dans les conditions qui ne sont pas évidentes présentement, conclut Luc Caron.

Avec les renseignements de l'émission La matinale

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