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Nourrir tout animal sauvage dans un parc pourrait être passible d’amende à Vancouver

Le règlement s'appliquerait même aux petits animaux, parce que « les nourrir augmente le nombre de proies pour les animaux dangereux, qui, en retour, sont un risque pour les humains ».

Un coyote.

Les attaques de coyote se multiplient au parc Stanley de Vancouver.

Photo : Shutterstock / MelaniWright

Radio-Canada

La Commission des parcs de Vancouver doit voter lundi soir pour imposer une amende de 500 $ aux personnes qui nourrissent la faune sauvage dans les parcs de la ville.

Il sera interdit de donner un aliment à un animal ou de laisser un aliment ou un déchet qui pourrait attirer un animal, que ce soit un amphibien, un reptile, un oiseau ou un mammifère qui n’est pas un animal domestique ou un animal de compagnie.

Le règlement municipal se veut une réponse aux attaques de coyotes envers des visiteurs du parc Stanley. Le comportement agressif des coyotes s'explique par le fait que les humains les nourrissent, selon des experts.

Les gens ne devraient jamais nourrir les animaux dans les parcs, rappelle le commissaire Stuart MacKinnon. Que ce soit un écureuil, un raton laveur ou un coyote, cela les habitue aux interactions avec les humains, et c’est dangereux.

Selon lui, le règlement sera adopté.

Un panneau demande aux visiteurs de faire du bruit et de lever les bras s'ils sont face à un coyote dans le parc Stanley.

Le comportement agressif des coyotes s'explique par le fait que les humains nourrissent les animaux.

Photo : Radio-Canada

Des canards aux coyotes

Une loi provinciale interdit de nourrir les animaux sauvages dangereux, comme les ours ou les cougars, sous peine d’emprisonnement ou d'amendes pouvant atteindre 100 000 $.

Le nouveau règlement municipal s'appliquera à tous les animaux, même les plus petits, parce que les nourrir augmente le nombre de proies pour les animaux dangereux, qui, en retour, sont un risque pour les humains, indique un rapport préparé pour les commissaires.

L’avocate spécialisée en questions animales Victoria Shroff croit qu'il faut que le règle soit générale. Cela rend les choses compliquées. Les gens ne savent pas qu’ils ne peuvent pas nourrir les canards ou les écureuils, ils croient simplement qu’ils ne peuvent pas nourrir les coyotes.

C’est bien d'avoir une règle simple à suivre.

La mise en application du règlement nécessitera davantage d'agents et occasionnera des coûts supplémentaires, selon le rapport.

La Commission des parcs étudiera les moyens de déployer des agents, affirme John Irwin.

Avec les informations de Chad Pawson

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