•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : des tests de dépistage rapide accessibles dans des écoles de l’Outaouais

Une main tient un petit instrument indiquant le résultat du test.

Les tests antigéniques distribués nécessitent un prélèvement nasal (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Des tests de dépistage rapide de la COVID-19 sont disponibles, dès lundi matin, dans des écoles primaires de l’Outaouais.

Seuls les élèves qui présenteront un symptôme pouvant être attribuable à la COVID-19 seront soumis à l’un de ces tests qui permettent d’avoir un résultat en une quinzaine de minutes.

Ainsi, l’enfant ne sera renvoyé à la maison que s’il obtient un résultat positif. Un test de dépistage habituel par écouvillon, mené dans une clinique de dépistage de la COVID-19, devra ensuite confirmer le diagnostic puisque cette méthode est plus précise.

On a des formulaires d’autorisation à demander aux parents, qui doivent consentir si on peut faire un test [rapide] à leurs enfants. On fait les tests une fois qu’on a le consentement, a souligné Nathalie Bédard, directrice générale adjointe du Centre de services scolaires des Portages de l'Outaouais (CSSPO), dans une entrevue récente avec ICI Ottawa-Gatineau.

Le test de dépistage rapide utilisé fonctionne par prélèvement nasal, mais l’écouvillon n’a pas à être inséré aussi loin dans le nez que pour le test PCR utilisé dans les centres de dépistage de la COVID-19.

Mme Bédard a rappelé que les prélèvements, pour les nouveaux tests rapides disponibles, seront faits par du personnel scolaire qui a été formé pour ce faire.

Je ne peux pas savoir comment ça va aller à [l’avance], mais je peux vous dire que les intervenants scolaires ont généralement le tour [avec les jeunes]. Ils les connaissent et les enseignants aussi. Je ne suis pas très inquiète, a-t-elle souligné.

Des tests de gargarisme pour plus tard

Le gouvernement du Québec a confié le mandat à son directeur de la campagne de vaccination, Daniel Paré, de fournir l’accès, le plus vite possible, à des tests rapides pour toutes les écoles primaires de la province.

Dix régions administratives sont ciblées en priorité, dont l’Outaouais, soit parce que la couverture vaccinale y est moindre qu’ailleurs ou parce qu’on y décèle plus de cas de coronavirus.

Il y a aussi les tests de gargarisme qui s’en viennent dans nos écoles, a noté Nathalie Bédard, faisant ainsi allusion au dépistage de la COVID par prélèvement salivaire.

Ces tests sont faits par les élèves eux-mêmes. C’est assez facile. Ils peuvent le faire à la maison et le ramener le lendemain, a-t-elle ajouté.

Une super bonne idée

Père d’un garçon de sept ans fréquentant l'école Jean-de-Brébeuf, dans le secteur de Hull, Dominic Fournier se réjouit de l’initiative.

Ça fait au moins 10 tests qu'on fait dans les cliniques, les hôpitaux et je trouve que le délai est très long. Le dernier qu’on a fait, il y a 2 semaines, ça a pris 5 jours avant d'avoir une réponse, soutient-il. Ce qu’ils promettent, c’est que ça va être 10 fois plus rapide. Donc, s’il y a une éclosion, ça va être réglé plus rapidement et ça devrait empêcher des écoles de fermer.

Même son de cloche de la part d’un autre parent, Mathieu Laforge. C’est pour protéger les autres enfants et les autres familles. Si jamais, elle l’a, c’est le fun de le savoir rapidement. Donc pour moi, c’est une bonne chose, lance-t-il.

Pour sa part, Suzanne Tremblay, la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), s’inquiète de l’impact de cette nouvelle mesure sur la charge de travail du personnel.

Le fait que les tâches de chacun sont déjà très lourdes et qu’on rajoute en plus de faire des tests de dépistage, donc ça, c'est un enjeu dans les écoles à l'heure actuelle parce que, vous savez, le personnel est déjà débordé, soutient Mme Tremblay en entrevue à Radio-Canada.

Elle [la mesure sanitaire] est importante, mais malheureusement, le ministère de l'Éducation n'a pas ajouté du personnel, pas donné des sommes pour ajouter du personnel pour passer ces tests-là.

Une citation de :Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Du côté d’Ottawa, le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) a commencé la distribution, sur rendez-vous, de trousses de dépistage par la salive aux parents qui désirent s’en procurer. Distribués gratuitement à l’aréna Brewer, ils peuvent être utilisés pour tous les enfants âgés de plus de 2 ans.

Une trousse de dépistage de la COVID-19

La distribution de ces trousses de dépistage a débuté vendredi dernier.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Selon ce qu’a précisé une infirmière du CHEO rencontrée sur place, Chelsea Jemmett, il peut falloir attendre entre 24 et 48 heures avant d'obtenir un résultat.

La demande est très élevée, a-t-elle soutenu. Au moment de l’entrevue avec l’infirmière, dimanche après-midi, il était impossible d’obtenir un rendez-vous pour aller chercher une trousse avant vendredi prochain.

Des tests PCR sont aussi disponibles dans les écoles ottaviennes, au primaire et au secondaire, a expliqué Marie-France Paquette, surintendante de l'éducation du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), en entrevue à l'émission Sur le vif.

Un enfant ou un membre du personnel qui aurait développé des symptômes pendant la journée va partir, le soir, avec un test et ensuite, les tests seront récupérés et remis à la santé publique pour être envoyés en laboratoire.

Durant les 24 à 48 h nécessaires pour obtenir un résultat, les enfants ou membres du personnel devront s'isoler, mais selon Mme Paquette, ce système permettra à l’élève de revenir beaucoup plus tôt que dans le passé.

Avec les informations de Marielle Guimond et d'Estelle Côté-Sroka

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !