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COVID-19 : l’ancien médecin hygiéniste en chef demande plus de restrictions en Alberta

Une infirmière portant de l'équipement de protection se penche au-dessus du lit d'un patient.

La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n'ont pas reçu leur deuxième dose.

Photo : Associated Press / Jefferson Bernardes

L’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, appelle le nouveau ministre de la Santé, Jason Copping, à mettre en place davantage de restrictions sanitaires dans la province afin d’alléger la pression sur les hôpitaux.

Dans une lettre adressée à la province, l'ancien médecin hygiéniste en chef de l'Alberta, James Talbot, ainsi que le médecin en soins intensifs à la retraite et coprésident du comité stratégique sur la COVID-19 de l'Association du personnel médical de la zone d'Edmonton, Noel Gibney, émettent sept recommandations urgentes :

  • Le transfert de patients aux soins intensifs vers d’autres provinces dès maintenant;
  • L’obligation de présenter une preuve vaccinale pour accéder à tous les services non essentiels;
  • La mise en place, pendant au moins quatre semaines, d’une série de restrictions visant à freiner la propagation du virus, incluant la fermeture des bars, des salles à manger à l'intérieur et des salles de sport ainsi que l’imposition de limites pour la capacité d’accueil des espaces intérieurs comme les lieux de cultes et les magasins;
  • Rendre le port du couvre-visage obligatoire dans les écoles, incluant lorsque les élèves sont assis en classe;
  • Le traçage des contacts de personnes infectées;
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés et les fournisseurs de services du gouvernement et des organismes comme Alberta Blue Cross, le Workers' Compensation Board (WCB) de l'Alberta, etc.;
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés de commerces essentiels et non essentiels.

L’impact des non-vaccinés

En Alberta, 73,4 % des personnes âgées de 12 ans et plus sont pleinement vaccinées, ce qui représente 62,4 % de la population totale de la province.

Les deux experts affirment que les personnes non vaccinées sont celles qui créent la pression actuelle sur le système de santé de la province.

Ils ajoutent que les politiques du gouvernement de Jason Kenney ainsi que le plan de réouverture de la province mis en branle en juillet sont à l’origine de la quatrième vague.

[Les gens] ne peuvent pas avoir accès à des traitements de chimiothérapie, à des chirurgies non urgentes et pourraient éventuellement faire face à un protocole de triage qui pourrait engendrer des conséquences encore plus graves en raison de la surcharge du système de santé, déplore James Talbot, en entrevue sur les ondes de CBC.

Nous avons encore les outils nécessaires pour freiner la propagation du virus dans la communauté, mais le gouvernement choisit de ne pas les utiliser. Ils disent qu’ils ne peuvent pas le faire, mais la vérité est qu’ils ne veulent pas le faire.

Une citation de :James Talbot, ex-médecin hygiéniste en chef de l'Alberta

Dans leur lettre, les deux experts se montrent pessimistes face à l’avenir de l’Alberta.

Même si on mettait en place ces mesures aujourd’hui, il faudrait attendre au moins quatre semaines pour qu’elles aient un impact sur les hospitalisations aux soins intensifs, écrivent-ils. Le temps presse. Les Albertains méritent mieux.

Déplacement de patients : un dernier recours

Selon eux, le transfert de patients hospitalisés aux soins intensifs vers d’autres provinces est la seule manière d’éviter la mise en place d’un protocole de triage.

Ils précisent toutefois que, même si cela permettrait à d’autres personnes d’obtenir les soins dont elles ont besoin, déplacer un patient à des milliers de kilomètres comporte des risques.

James Talbot souligne le décalage entre la vie quotidienne dans la province et la réalité des travailleurs de la santé.

Je ne sais pas comment il est possible de gérer l’impact psychologique du décalage entre la vie qui suit son cours dans la communauté et les hôpitaux qui sont sur le point de s’effondrer, a-t-il déclaré en entrevue.

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