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Des états généraux sur l’avenir du postsecondaire en milieu minoritaire francophone

Le coup d’envoi a été donné cette semaine.

Des étudiants sont assis en petits groupes à des tables, ils dînent et discutent.

On compte 22 collèges et universités francophones à l'extérieur du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Campus Saint-Jean en Alberta, Université Laurentienne en Ontario : ces établissements ont fait la manchette au cours des derniers mois, menacés par un manque de financement ou, parfois, une absence de vision d’avenir. Comment assurer l’avenir des 22 collèges et universités situés dans les communautés francophones en milieu minoritaire?

C’est ce que Lynne Brouillette cherche à savoir. Cette semaine, la présidente-directrice générale de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) a donné le coup d’envoi à des états généraux attendus depuis longtemps, en mettant l’accent sur l’urgence d’agir.

Le monde postsecondaire francophone se porte-t-il si mal? C’est clair qu’on doit faire le point et bien comprendre les enjeux, répond Lynne Brouillette en entrevue au 6 à 9. Les enjeux sont complexes et diversifiés d’un endroit à l’autre du pays.

Ils sont aussi, parfois, contradictoires d’une région à l’autre, dit-elle, et on veut s'assurer que les communautés puissent compter sur des établissements forts et agiles, qui ne sont pas dans un mode de survie, mais dans un mode de développement.

L’ACUFC, qui organise ces états généraux avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), veut ainsi trouver des solutions cohérentes et durables à des problématiques souvent financières au départ, mais pas seulement. Ainsi, les états généraux se pencheront sur les besoins des clientèles, les défis des professeurs, la collaboration entre les établissements et avec les communautés, ainsi que sur les relations avec les gouvernements.

C’est une démarche qui permet d’entendre les participants.

Une citation de :Lynne Brouillette, PDG de l’ACUFC

Il y a en ce moment un véritable engouement pour ces questions, dit-elle, alors que la fragilité des institutions postsecondaires a fait la manchette à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Et partout, la pandémie a fait craindre pour la survie des programmes postsecondaires en français.

Lynne Brouillette se félicite ainsi que 175 personnes se soient inscrites à la séance inaugurale des états généraux, le 22 septembre, et que plusieurs organismes des communautés francophones apportent leur appui à la démarche.

D’ici au mois de février, six ateliers seront organisés par l’ACUFC, alors que la FCFA organisera six forums citoyens, qui auront lieu dans les différentes régions de la francophonie canadienne.

Le résultat de ces ateliers et forums permettra d’organiser le sommet sur l’éducation postsecondaire prévu les 24 et 25 mars prochain. Ce sommet va faire le bilan des consultations et identifier les pistes d’action en vue de préparer un plan d’action, explique Lynne Brouillette.

L’ACUFC et la FCFA lancent le site egpostsecondaire.ca, qui permettra de se renseigner sur les états généraux, ainsi que de s’inscrire aux activités de consultation et d’accéder aux documents préparatoires.

Le mot-clic #OnEnParle est aussi suggéré pour rassembler les publications sur les réseaux sociaux.

On veut que les gens s’expriment sur leurs besoins, leurs aspirations, leurs solutions, affirme Lynne Brouillette. On veut inviter toutes les personnes qui s’intéressent au postsecondaire, les étudiants, les professeurs, les membres de la communauté.

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