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Violences sexuelles sur les campus : des étudiants demandent plus d’actions

Trois femmes tiennent des pancartes

Des étudiantes de l'Université Western portent des pancartes lors d'une manifestation sur le campus de London, en Ontario, le 17 septembre.

Photo : Radio-Canada / Kate Dubinski/CBC News

Radio-Canada

La situation à l’Université Western, en Ontario, est une occasion pour maintenir la pression sur les différentes directions des universités au pays, selon certains leaders étudiants.

La semaine dernière, des milliers d’étudiants de l'Université Western ont manifesté pour dénoncer la violence sexuelle sur le campus.

Selon des milliers de commentaires sur Instagram et sur l'application de partage de vidéos TikTok, des incidents de violence sexuelle se sont produits dans une résidence de l'Université Western. Depuis, les policiers de London, en Ontario, affirment qu’ils n'ont reçu aucun rapport concernant des gens qui auraient été drogués ou agressés sexuellement .

Depuis la rentrée, la police de London affirme avoir reçu quatre plaintes de violences sexuelles, mais qu’elles ne sont pas en lien avec les allégations publiées sur les médias sociaux.

Cela a vraiment été quelques semaines difficiles, a déclaré la leader étudiante Eunice Oladejo.

Pourtant, la récente diplômée en sciences politiques, qui est également vice-présidente des affaires externes du Conseil des étudiants universitaires de Western, fait pression pour que la conversation difficile se poursuive dans son école de London, en Ontario, et au-delà.

Ce n'est pas seulement quelque chose qui se passe sur le campus de Western, c'est quelque chose qui se passe sur de nombreux campus différents.

L’imposition d’une formation obligatoire sur la définition du consentement, comme le fait l’Université McGill, représente une piste de solution, selon certains experts.

De plus, des événements interactifs dans le but d’éduquer les étudiants au sujet de situations spécifiques et des conséquences des violences sexuelles sont organisés dans d’autres universités.

Un cours obligatoire

La situation diffère d’une province à l’autre et d’une université à l’autre. Or, depuis 2015, l'Ontario, la Colombie-Britannique, le Manitoba, l'Île-du-Prince-Édouard et le Québec ont tous adopté des lois obligeant les collèges et les universités à mettre en œuvre des politiques autonomes en matière de violence sexuelle.

À l'Université McGill, une formation en ligne obligatoire sur le consentement a été imposée. Tout le monde doit la suivre : les nouveaux étudiants, les professeurs et le personnel.

Selon Christine Wang une étudiante à McGill, c'est un bon début pour changer la culture sur le campus. Celle-ci est en maîtrise en physiothérapie.

Il y a plus de travail à faire en termes de soutien [...] en particulier pour les étudiants issus de communautés marginalisées, comme les étudiants trans, les étudiants racialisés et les [étudiants handicapés], ajoute-t-elle.

Événements interactifs

Ailleurs au pays, certaines universités participent à l’organisation d’événements interactifs afin d’éduquer les étudiants sur le sujet.

L'Université St. Mary's à Halifax a lancé une Semaine du consentement sur le campus en 2017. Celle-ci comporte généralement une gamme d'événements à la fois amusants et excitants ainsi que d'autres sur un ton plus sérieux, explique Lyndsay Anderson, directrice adjointe de la culture et de l'expérience des étudiants de l'école.

La violence sexuelle affecte toutes les facettes de la vie, pas seulement la vie universitaire, mais je pense que l'université peut contribuer à faire en sorte que nos étudiants en soient conscients et comprennent cela, a-t-elle déclaré.

Du côté de l’Université Ryerson, au centre-ville de Toronto, on organise régulièrement des activités telles que des sexy soirée-questionnaire sexuelle avec l'éducatrice en santé sexuelle Samantha Bitty, qui permettent aux élèves de poser des questions et d'en apprendre davantage sur le consentement de manière positive. C’est ce qu’explique Farrah Khan, gestionnaire de Consentement avant tout, un programme de l'université.

Nous devons avoir ces conversations et parler non seulement de ce qui n’est pas acceptable, c’est-à-dire un monde plein de violence sexuelle, mais aussi de ce qui est désirable, c’est-à-dire un monde plein de plaisir, de consentement, de bonnes relations sexuelles et de bonne communication.

Avec des informations de CBC News

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