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Vaccin : une femme atteinte de polysensibilité chimique veut des exemptions plus larges

Sarah Gwen Peters, debout.

Sarah Gwen Peters souffre d'une intolérance aux produits chimiques avec des maladies chroniques et demande au gouvernement du Manitoba de ne pas obliger les personnes comme elle à se faire vacciner.

Photo : Sarah Gwen Peters

Radio-Canada

Une femme du Manitoba qui souffre d’intolérance à plusieurs produits chimiques demande au gouvernement provincial de mettre en place des exemptions médicales plus larges en ce qui concerne la vaccination et le passeport vaccinal.

Sarah Gwen Peters, 74 ans, estime que les critères actuels qui président aux exemptions médicales ne tiennent pas compte des préoccupations des personnes qui, comme elle, souffrent de multiples problèmes de santé chroniques.

C'est une insulte, vraiment , déclare Mme Peters

Elle indique que la sensibilité chimique multiple lui a été diagnostiquée et qu’elle a aussi lutté contre de nombreuses infections chroniques tout au long de sa vie, notamment un cas chronique de candidose, c’est-à-dire une prolifération d'un type de bactérie normalement présent chez tout le monde, qui a duré 16 ans.

La polysensibilité chimique ou la sensibilité chimique multiple (MCS) est une maladie chronique qui se caractérise par une exacerbation de la sensibilité aux produits chimiques. Elle se manifeste sous la forme d’une intolérance à des produits chimiques courants tels que les pesticides, les produits d’entretien, le parfum, les moquettes, les peintures, les produits cosmétiques et une gamme variée de produits ou composés se trouvant dans l’environnement.

Mme Peters n'a pas reçu le vaccin contre la COVID-19, car elle craint les effets secondaires, se basant sur une mauvaise expérience dans le passé avec un vaccin.

Après avoir été vaccinée contre la variole lorsqu'elle était adolescente, le site d'injection est devenu enflé et douloureux, et il a fallu plus d'un an pour qu'il guérisse, se souvient Mme Peters.

À défaut d’un élargissement des exemptions médicales, la femme souhaite que la province offre l’alternative d’un test de dépistage rapide qui permettrait aux personnes dans son cas de voyager sans devoir s’isoler à leur retour, de dîner au restaurant et de participer à d'autres activités ouvertes à la population entièrement vaccinée.

Les critères d’exemption

Selon les directives sanitaires actuelles du Manitoba, il existe trois cas dans lesquels un spécialiste médical pourrait déconseiller le vaccin.

D’abord, dans les cas où une personne a eu une réaction grave à une première dose. Ensuite, lorsqu’elle reçoit un traitement qui affecte sa réponse immunitaire (comme certains traitements contre le cancer). Enfin, en cas d’allergie grave ou une réaction anaphylactique à une dose précédente du vaccin contre la COVID-19 qui ne peut être gérée autrement.

Toutes les exemptions doivent recevoir l'approbation finale du groupe de travail sur la mise en œuvre des vaccins du Manitoba.

La responsable médicale du groupe d'étude sur les vaccins du Manitoba, la Dre Joss Reimer explique que les critères d'exemption ont été mis en place par un comité consultatif médical composé de spécialistes de nombreux domaines différents, notamment des allergologues et des immunologistes.

Au Manitoba, toute personne susceptible de bénéficier d'une exemption selon les critères de la province doit d'abord consulter son médecin. Seul un médecin spécialiste peut demander une exemption médicale à la province - les particuliers ne peuvent pas soumettre leur propre demande.

Dans le cas de Mme Peters, qui indique que son corps a eu une réaction inattendue après un vaccin dans son enfance, la Dre Reimer affirme que la réaction allergique grave à un vaccin qu'elle a reçu dans son enfance ne l'expose pas nécessairement à un risque plus élevé au vaccin contre la COVID-19, car les ingrédients sont différents.

Elle ajoute que les médecins ont orienté des patients vers la clinique d'allergologie du Centre des sciences de la santé, mais jusqu'à présent, tous ont pu recevoir le vaccin.

Ils n'ont pas encore déconseillé la vaccination à quiconque souffre d'une allergie, soutient-elle.

Il y a des cas où il faut le faire très prudemment, en commençant par une dose minuscule et en l'augmentant au fil du temps à la clinique, pour s'assurer que la personne ne fait pas de réaction, précise la Dre Reimer.

Toujours réservée

Mme Peters, qui insiste sur le fait qu’elle n’est pas antivaccin, n'est toujours pas convaincue par les critères d’exemption médicale du gouvernement. Par exemple, elle ne comprend pas l'exception qui est faite à ceux qui ont eu des réactions antérieures à un vaccin contre la COVID-19.

Pour moi, c'est comme si on disait : "Tenez, prenez ce Kool-Aid [boisson] et voyez si vous êtes encore debout après ", réagit-elle.

Selon Mme Peters, bon nombre de personnes non vaccinées, comme elle, ne sont pas opposées aux vaccins, mais s'inquiètent des réactions possibles.

Vendredi, près de 85 % des Manitobains admissibles avaient reçu au moins une dose du vaccin contre la COVID-19.

Avec les informations de Cameron MacLean

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