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Cinq candidats à la mairie, cinq avis sur le clocher de l’église Saint-Sauveur

Vue extérieure d'une église dont il manque le haut du clocher.

Depuis 2017, l'église Saint-Sauveur à Québec n'a plus de clocher. Il a été démantelé pour éviter qu'il ne s'effondre.

Photo : Radio-Canada

Les cinq candidats à la mairie de Québec sont d’accord sur un point: il faut résoudre la question du clocher de l’église Saint-Sauveur, qui traîne en morceaux devant l’entrée principale depuis quatre ans. Certains ont leur avis sur ce qu’il faudrait faire, d’autres en profitent pour faire campagne.

Marie-Josée Savard est de ceux qui aimeraient voir le clocher remis en état et réinstallé là où il était, avant qu’il ne soit démonté en 2017 parce qu’il menaçait de s’effondrer. Elle qui siège au sein de l’actuel conseil municipal déclare que des discussions sont menées en ce sens présentement.

Une femme en entrevue à l'extérieur avec une équipe télé de Radio-Canada. Un micro est planté devant lui.

Revoir le clocher en haut de l'église est ce qu'espère Marie-Josée Savard.

Photo : Radio-Canada

La commission d’urbanisme ne souhaite pas la démolition. Elle préfère qu’il y ait restauration et remise en place. Coût estimé de ces travaux, avance la candidate : 2 millions $. Elle indique que la fabrique de Sainte-Marie-de-l’Incarnation aurait déjà récolté 80 000 $ pour ce faire.

Et ce, alors que la paroisse préférerait que le clocher soit démoli parce qu’elle n’a pas les moyens financiers pour se lancer dans un tel chantier. Assurer la sécurité des lieux et du public avec les trois gros morceaux en pierres sur le parvis lui coûte 5000 $ par an.

Marie-Josée Savard considère que le clocher donne sa valeur patrimoniale à l’église. C’est pourquoi elle souhaite qu’il retrouve de sa superbe.

Jackie Smith, la cheffe de Transition Québec, souhaite la même chose, égratignant au passage l’action de l’équipe municipale en place jusqu’au 7 novembre.

Une femme en entrevue à l'extérieur avec une équipe télé de Radio-Canada. Un micro est planté devant lui.

Jackie Smith trouve que le clocher donne du cachet à l'église Saint-Sauveur.

Photo : Radio-Canada

Le clocher donne du cachet à l’église. Et il rythme la vie du quartier quand il sonne. Il faut absolument que la Ville mette ses culottes pour sauvegarder le patrimoine bâti.

C'est un E pour échec

Le leader de Démocratie Québec, Jean Rousseau, pense que la priorité est de déplacer les pièces détachées du clocher dans un entrepôt municipal, le temps de savoir quoi faire.

Un homme en entrevue à l'extérieur avec une équipe télé de Radio-Canada. Un micro est planté devant lui.

Jean Rousseau dit que s'il devient maire de Québec, les morceaux du clocher de l'église Saint-Sauveur ne resteront pas posés devant l'entrée de l'édifice religieux.

Photo : Radio-Canada

Il aimerait que l’église conserve sa vocation culturelle et communautaire et se montre, lui aussi, critique envers la mairie. Mais il en est persuadé : le changement se profile.

La Ville doit être plus active. Là, on sent que la Ville a le pied sur le frein, mais ça va changer le 7 novembre.

De leur côté, Jean-François Gosselin, qui est à la tête de Québec 21, et Bruno Marchand, qui dirige le parti Québec forte et fière, rappellent que ce dossier est depuis longtemps entre les mains de Marie-Josée Savard.

Un homme en entrevue à l'extérieur avec une équipe télé de Radio-Canada. Un micro est planté devant lui.

Jean-François Gosselin aimerait connaître l'avis de la population sur ce qu'il doit être fait pour le clocher de l'église Saint-Sauveur.

Photo : Radio-Canada

C’est dommage, c’est un dossier qui traîne en longueur. C’est d’ailleurs un dossier de Mme Savard. Gros manque de leadership. Faut s'asseoir avec le diocèse, avec la paroisse pour négocier, pour avoir des sommes et décider. Parce qu’il faut aller de l’avant. Ça va prendre du leadership pour aller de l’avant, affirme Jean-François Gosselin.

Un homme en entrevue à l'extérieur avec une équipe télé de Radio-Canada. Un micro est planté devant lui.

Bruno Marchand juge sévèrement l'action de l'actuelle équipe municipale en matière de préservation du patrimoine.

Photo : Radio-Canada

Ça traîne comme l’église Saint-Jean-Baptiste, comme l’église du Très-Saint-Sacrement, comme d’autres dossiers patrimoniaux. Ce sont les dossiers de Mme Savard. Elle dit connaître ses dossiers, mais y a pas de résultats qui sont livrés. C’est décevant. (...) La note de passage de Mme Savard sur le volet patrimoine, c’est un E pour échec, assène Bruno Marchand.

D'après les informations de Kassandra Nadeau-Lamarche

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