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Les citoyens de Senneterre prennent la rue pour sauver leur service d’urgence

Mindie Fournier est debout sur le coffre d'un camion et parle au micro, à côté de pancartes de la manifestation.

À la fin de la marche, la porte-parole du mouvement Urgence d'agir-Sauvons le Centre de santé de Senneterre, Mindie Fournier, s'est adressée à la foule devant le CLSC.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Samedi matin, des centaines de personnes ont participé à une marche à Senneterre dans le but de garder leur urgence ouverte 24 heures sur 24.

Plusieurs ruptures de services en santé ont été annoncées la semaine dernière en Abitibi-Témiscamingue, dont la fermeture de l'urgence de Senneterre pendant 12 à 16 heures chaque jour.

Selon les organisateurs de l’événement, près de 430 citoyens ont marché dans les rues de Senneterre pour que le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) maintienne l’urgence complètement ouverte.

Des citoyens marchent dans la rue en signe de protestation.

Plus de 400 personnes ont pris part à la marche, selon les organisateurs de l'événement.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

L’une des participantes, Elisabeth Mianscum, raconte que l’urgence est essentielle pour sa santé et celle de ses proches.

J'ai un oncle qui reste en arrière ici. Il m'a dit "Si jamais une crise cardiaque m’arrive, qu'est-ce qu’il va arriver s'ils ferment le CLSC? C'est juste à côté. Ils vont me transférer à Val-d'Or, à Amos? Je vais mourir durant la route", rapporte-t-elle.

Elisabeth Mianscum ajoute que le centre de santé de Senneterre a été essentiel pour elle-même, qui fait parfois des crises d’épilepsie.

Je suis contente, en tout cas, le CLSC de Senneterre m’a sauvé la vie. C’est pour ça que je fais la marche aujourd'hui, je ne veux pas qu’ils ferment le CLSC.

Une citation de :Elisabeth Mianscum, citoyenne de Senneterre

Devant le centre de santé, des manifestants ont déposé des fleurs, des toutous, des chandelles et des pancartes, pour symboliser le deuil que représente pour eux la perte d’une urgence ouverte 24 heures sur 24.

Deux personnes debout sur le trottoir tiennent des affiches dans leur main.

Plusieurs citoyens avaient des affiches et des pancartes avec des slogans dénonçant la fermeture partielle de l'urgence.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La porte-parole du groupe Urgence d'agir-Sauvons notre CLSC, Mindie Fournier, est aussi copropriétaire d’une entreprise. Elle indique que plusieurs de ses employés viennent de l'extérieur de la région.

C'est la base même en tant qu'employeur pour recruter de nouveaux employés. Je me vois mal expliquer à un potentiel candidat qu’il y a une urgence à Senneterre, mais pas la nuit. Alors la nuit, ne te fais pas mal, dit-elle.

La présidente du conseil d'administration des deux résidences pour personnes âgées, Isabelle Servant, rapporte que pour les patients, l’annonce de la fermeture partielle de l’urgence a été un coup de poing.

Vous savez, la nuit, nous autres, il n'y aura rien du tout ici, note-t-elle. Je comprends qu'il y a des services qui se font couper, et je trouve ça dommage aussi, sauf que là, on va se ramasser devant rien.

Des citoyens marchent dans la rue et certains tiennent des pancartes.

Les citoyens ont marché de l'hôtel de ville de Senneterre jusqu'au Centre de santé, en passant devant les deux résidences pour personnes âgées.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Mindie Fournier souligne que la population est proactive dans le dossier.

On n'est pas d'accord avec ça, mais on est là pour apporter des solutions. Il y a beaucoup de travail qui a été fait par des membres, à la ville, il y a des comités qui ont été créés. Ce que je trouve un peu dommage là-dedans c'est que ce soit nous qui fassions le travail que le CISSSAT aurait dû faire dès le début de son exercice, déplore-t-elle.

Le maire de Senneterre Jean-Maurice Matte s’est adressé aux citoyens, qu’il a encouragés à continuer de se mobiliser. Il a d'ailleurs annoncé qu’une autre manifestation aurait lieu samedi prochain à Val-d’Or.

Il faut que vous sachiez qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent pour régler cette situation-là. Il y a un comité opérationnel, il y a un comité de mobilisation, il y a un comité d’attractivité. Ces gens-là encore en fin de semaine vont se réunir pour arriver à des solutions, assure-t-il.

Dans son infolettre vendredi, le CISSSAT n’a pas précisé à partir de quelle date débutera la fermeture partielle de l’urgence à Senneterre.

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