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Les feux de forêt en Colombie-Britannique au cœur d’une exposition au Centre-du-Québec

Un artiste s’intéresse à ce qu’il advient d’une forêt incendiée.

Un homme montrant des photos de forêts brulées accrochées sur un mur.

Jusqu’au 28 novembre, l'exposition d'Andreas Rutkauskas est présentée à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement, au Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Canada vient de connaître l’une des pires saisons de feux de forêt de son histoire. Près de 4,2 millions d’hectares ont brûlé au pays en 2021. Un artiste qui habite la Vallée de l’Okanagan, une région particulièrement affectée, a photographié les incendies en Colombie-Britannique sur une période de quatre ans. Il expose aujourd’hui ses œuvres à la Fondation Grantham, au Centre-du-Québec.

Si plusieurs ne voient aucun intérêt à camper sur un terrain ravagé par les flammes, Andreas Rutkauskas, lui, est fasciné par ce genre de paysages. Dans sa province, il arpente les forêts à la recherche d’incendies.

J’étais comme un storm chaser. [S’il] y a un incendie à Kamloops, je vais à Kamloops pour faire des photographies.

Une citation de :Andreas Rutkauskas

Armé de son appareil photo, l’artiste a documenté, en 2017 et 2018, les saisons de feux de forêt les plus dévastatrices dans l’histoire de la province. Plus de 2,5 millions d’hectares dévastés et figés sur la pellicule du photographe.

Jusqu’au 28 novembre, son exposition Refuge : après l’incendie présente ces paysages à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement, au Centre-du-Québec.

Une des photos de l'exposition Refuge : après l'incendie.

Une des photos de l'exposition Refuge : après l'incendie.

Photo : Radio-Canada

Plutôt que de s’arrêter sur la dévastation ses œuvres illustrent la capacité de la nature à renaître de ses cendres. Le premier incendie que j’ai photographié, je suis revenu deux jours après et déjà, les plantes repoussaient, raconte-t-il. Beaucoup d’images ont été prises un an, trois ans ou cinq ans après les incendies. C’est important que l’on voie les phases différentes de la régénération.

L’extinction systématique des feux de forêt a longtemps été privilégiée au Canada, mais on reconnaît aujourd’hui leur valeur écologique. En brûlant la matière organique, de petits feux préviennent la formation de brasiers nourris et dévastateurs.

Au service de la recherche

L’artiste a collaboré avec des groupes de recherche universitaires. Sa démarche épouse celle de la Fondation Grantham, qui mise sur l’art pour sensibiliser le public aux défis environnementaux.

Andreas a un regard artistique et ses collaborateurs ont des regards scientifiques et ces regards-là se croisent, affirme le cofondateur de la Fondation, Michel Paradis.

De tous les endroits, c’est au beau milieu d’une forêt de pruches que ces œuvres pourront être admirées du public.

D'après le reportage de Jacob Côté

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