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L’approvisionnement, l’autre grand défi des restaurateurs

De la nourriture dans des plats pour emporter.

La demande de plats pour emporter aurait grandement augmenté depuis le début de la pandémie (archives).

Photo : iStock / ThamKC

Radio-Canada

En plus de la grande rareté de main-d'œuvre, de nombreux restaurateurs de l'Est-du-Québec font face à des difficultés à s'approvisionner en aliments et en produits d'emballage.

En raison des mesures sanitaires et de la fermeture des salles à manger, de nombreux restaurateurs se sont tournés vers les plats à emporter.

Les producteurs et distributeurs d'emballages pour nourriture ne parviennent toujours pas à suffire à la demande.

La demande a augmenté beaucoup pour les papiers d'emballage, donc ça devient plus complexe pour les fournisseurs de réussir à [pourvoir] ces besoins-là. Il y a beaucoup de restaurateurs qui ne faisaient pas de plats pour emporter et qui ont commencé à en faire pour rester ouverts, explique Sandra Bérubé, copropriétaire du Presse Café de Rimouski.

Mme Bérubé en entrevue devant le comptoir de son restaurant.

En plus du matériel spécifique à la restauration, Mme Bérubé doit faire face à une difficulté d'approvisionnement en denrées alimentaires.

Photo : Radio-Canada

Cette dernière doit aussi régulièrement acheter des aliments directement à l'épicerie et se faire livrer du matériel par autobus interrégional, par manque de choix.

Le nombre de livraisons de son fournisseur a par ailleurs été réduit de moitié, ce qui rend complexe l'entreposage des aliments.

Stocker tous les aliments, dans les frigidaires et le congélateur, c’est compliqué. Ça m’est arrivé d’en apporter dans mon congélateur, à la maison, pour m’assurer de passer toute une semaine sans manquer de quoi que ce soit, explique Mme Bérubé.

Une difficulté d’approvisionnement qui touche aussi Stéphanie Proulx, propriétaire du restaurant Le Crêpe Chignon, à Rimouski.

L'inconvénient, c'est qu’étant donné que notre menu est sur un format fixe, on doit souvent annoncer à nos clients qu'on manque d'un produit ou d'un autre. Ça a été exacerbé, explique-t-elle.

Mme Proulx en entrevue devant le comptoir de son restaurant.

Stéphanie Proulx remarque une augmentation du phénomène depuis le printemps dernier.

Photo : Radio-Canada

Stéphanie Proulx ne croit toutefois pas que la situation soit dramatique. Elle observe beaucoup de compréhension chez les clients et se permet même de remettre en question l'abondance à laquelle nous sommes habitués.

Quand il y a vraiment rupture de stock, on s’adapte. Les gens sont conciliants et compréhensifs. De plus en plus, il faut diminuer nos attentes envers la nature et ce dont elle est capable de nous procurer tout d'un coup, explique-t-elle.

Cette semaine, une grève à l'entreprise de distribution alimentaire Colabor, à Lévis, a aussi touché plusieurs restaurateurs de l'Est-du-Québec.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

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