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Une marche contre la vaccination obligatoire à La Pocatière

Des manifestants devant l'UPA.

Une centaine de personnes ont participé à cette marche, à La Pocatière.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Alice Proulx

Une marche visant à dénoncer la vaccination obligatoire des employés du réseau de la santé a eu lieu samedi, à La Pocatière.

Le 15 octobre prochain, la vaccination sera obligatoire pour une grande proportion de travailleurs de la santé du Québec, à la suite d'un décret ministériel.

Près d'une centaine de personnes ont pris part à l'événement qui s'est déroulé dans la paix et le respect des mesures sanitaires. Quelques policiers présents ont veillé au bon déroulement de la manifestation.

Le point de départ de la marche était situé à plus de 50 mètres de l'hôpital de La Pocatière. Les manifestants, qui ont par la suite arpenté les rues, ont respecté les dispositions de la loi 105, exigées depuis jeudi pour les rassemblements antivaccins.

L'événement se voulait, au départ, un appui aux travailleurs de la santé qui sont menacés de congédiement s'ils refusent de se faire vacciner. Selon l'organisatrice, Johannie Rousseau, les héros sont aujourd'hui pointés du doigt et méprisés.

Nous avons le devoir de protéger nos infirmières. En 2020, le personnel de la santé était des héros et en 2021, vous êtes encore des héros.

Une citation de :Johannie Rousseau, organisatrice de la manifestation

Je fais du bénévolat depuis trois ans et je fais de l’entraide citoyenne. Quand les infirmières sont venues me dire qu'elles allaient perdre leur emploi pour un vaccin, je ne pouvais pas laisser faire ça. C’est surtout nous, en région, qui allons être touchés, explique-t-elle.

Un ancien préposé aux bénéficiaires du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS), Steve Moreau, a aussi témoigné de son expérience. Il a travaillé près de 12 ans dans le réseau.

Un homme a prononcé un discours lors de la manifestation.

Steve Moreau a démissionné de son poste.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

J’ai démissionné du CISSS. Ma dernière journée était samedi dernier. Quand ils ont annoncé l’obligation vaccinale, l’étau s'est resserré en moi parce que je sais c’est quoi, aller se faire piquer à contre gré. J’ai craqué quand ils ont dit que ça allait prendre trois tests par semaine. Votre vie et votre carrière vaut plus que deux piqûres, plaide-t-il.

Je ne sais pas où ce gouvernement s’en va, mais il ne mène pas son bateau à bon port et moi, j’ai débarqué.

Une citation de :Steve Moreau, ex-employé du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Un traitement médical, ça doit se prendre sous un consentement libre et éclairé. On demande juste de respecter notre libre choix, affirme M. Moreau.

Certains participants ont également dénoncé d'autres mesures sanitaires imposées par Québec, dont le recours au passeport vaccinal.

L'activiste François Amalega, qui est notamment connu pour avoir organisé des manifestations devant des écoles de Montréal, a tenu à rappeler aux personnes présentes qu'elles doivent faire preuve de résistance envers les restrictions imposées comme le port du masque.

Non au passeport nazi-taire!

Une citation de :François Amalega, activiste
Un homme a prononcé un discours lors de la manifestation.

François Amalega a tenu différentes manifestations à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La première partie de la stratégie c'est l'information. Les gens ont une mauvaise information. Et la deuxième, c'est l'importance de la désobéissance civile pacifique, indique-t-il.

La manifestation s'est terminée à proximité de l'hôpital, là où elle avait commencé.

Avec les informations de Denis Leduc

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