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Les excuses des évêques sont insuffisantes, dit un survivant des T.N.-O.

Montage des photos de Paul Andrew (à gauche) et de l'évêque catholique Jon Hansen (à droite).

L'aîné déné et survivant des pensionnats pour Autochtones Paul Andrew (à gauche) espère que l'Église catholique fera plus que s'excuser, alors que l'évêque des Territoires du Nord-Ouest, Jon Hansen (à droite), se réjouit de cette première étape.

Photo : Radio-Canada / Anna Desmarais et Sidney Cohen

Radio-Canada

Bien que les excuses de la Conférence des évêques catholiques du Canada étaient attendues avec impatience depuis longtemps par nombre de survivants des pensionnats pour Autochtones, certains trouvent qu’elles ne font pas le poids face aux torts subis sous le régime.

Pour l’aîné déné Paul Andrew, elles ne sont que des excuses de plus. Selon lui, la clé de toute réconciliation est l’action.

Il voudrait que l’Église catholique romaine s’implique directement dans l’aide aux survivants en s’investissant dans des programmes et des initiatives en ce sens, ce qu’il dit ne pas avoir vu.

Il faut pouvoir dire aux anciens élèves : "Nous sommes sérieux dans cette démarche", explique-t-il.

J’étais dans un pensionnat géré par des catholique. J’ai été blessé par des gens embauchés par des catholiques. Je m’attends à ce qu’ils l’admettent, mais ça ne s’est toujours pas produit, déplore-t-il.

Il y a eu une demande pour collecte de fonds. Ils ne l’ont pas fait. Ils ont plutôt bâti une église. Des prêtres ont nié la présence de sépultures. Maintenant, c’est difficile de les croire et de leur pardonner.

Un geste attendu, dit l’évêque

Si les évêques ont tenu à exprimer, vendredi, leur profond remords et à présenter des excuses sans équivoque pour les graves abus [...] physiques, psychologiques, émotionnels, spirituels, culturels et sexuels commis par des catholiques ainsi que le traumatisme historique et continu subi par les Autochtones, il était plus que temps qu’ils le fassent, selon l’évêque du diocèse de Mackenzie-Fort Smith, Jon Hansen.

Je crois que c’est l’une des grandes réalisations de notre assemblée plénière, explique-t-il. Il était vraiment temps que ça se fasse, mais maintenant, c’est fait. Je suis très, très heureux que les évêques du Canada aient pu le faire d’une seule voix.

Il ajoute que les pensionnats pour Autochtones ont eu de nombreux effets dans son diocèse et que la réconciliation est une priorité de l’Église. Il note toutefois l’importance de continuer à travailler pour bâtir les relations avec les Autochtones.

Pour permettre la guérison, il faut admettre qu’il y a des besoins et les reconnaître, en essayant d’y répondre du mieux possible, croit-il. Pour moi, en ce moment, ça passe par le soutien aux communautés.

Face aux attentes de ceux qui, comme Paul Andrew, ont été meurtris par les pensionnats et espèrent plus que de simples excuses, l’évêque Hansen soutient que des annonces seront faites à propos de collectes de fonds et de soutien à la guérison dans les prochaines semaines.

Entre-temps, des représentants des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent de demander des excuses formelles du pape François. Une délégation doit le visiter à Rome en décembre.

Avec les informations de Chantal Dubuc

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