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Des membres de Premières Nations n’ont pu voter lors des élections de lundi

Un électeur autochtone dans un bureau de vote.

La circonscription de Kenora était l'une des 24 circonscriptions identifiées par l'Assemblée des Premières Nations où les électeurs autochtones pouvaient déterminer le résultat du vote.

Photo : Nancy Thomson/CBC

Radio-Canada

Des électeurs de Premières Nations de la circonscription de Kenora, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, disent avoir été privés de leur droit de vote lors de la récente élection fédérale. Élections Canada a ouvert une enquête.

Deux politiciens, notamment, ont demandé cette enquête.

Eric Melillo, qui a été réélu lundi député conservateur de la circonscription, et Sol Mamakwa, député néo-démocrate provincial de la circonscription de Kiiwetinoong, ont fait part de leurs préoccupations à CBC.

Nous devons nous assurer que tout le monde a la possibilité de voter, un point c'est tout, et Élections Canada doit rectifier cela , affirme M. Melillo.

Le député conservateur de la circonscription de Kenora, Eric Melillo.

Eric Melillo, qui a été réélu lundi député conservateur de Kenora, a réclamé une enquête sur les problèmes de vote dans la circonscription.

Photo : CBC

Le député Mamakwa dit que de nombreux autochtones ont déjà du mal à faire confiance système électoral, en partie parce qu'ils n'ont obtenu le droit de vote qu’en 1960.

Nous encourageons toujours les Premières Nations à faire partie de ce processus démocratique, mais lorsqu'il y a des obstacles, cela mine la démocratie et cela mine le droit que nous avons de voter, a-t-il affirmé.

Deux problèmes principaux ont surgi dans la circonscription de Kenora :

  • Il n'y avait pas de bureau de vote le jour du scrutin dans trois villages de Premières Nations accessibles seulement par avion, dont Pikangikum, Poplar Hill et Cat Lake.

  • Les cartes d'électeurs, en particulier celles de résidents de Premières Nations, comportaient des informations incorrectes sur les bureaux de vote.

CBC a appris d'Élections Canada que les dirigeants des Premières Nations de Cat Lake, de Poplar Hill et de Pikangikum avaient demandé des bureaux de vote par anticipation, car on craignait que de nombreux résidents soient absents le 20 septembre en raison de la participation à des activités de chasse traditionnelles sur le territoire.

Cependant, le jour du scrutin, les dirigeants et les résidents des Premières Nations se sont tournés vers les médias sociaux pour exprimer leur choc à propos de l’absence de bureaux de scrutin.

La carte d'électeur d'un résident de Pikangikum, dont une photo a circulé sur les réseaux sociaux, montrait qu'il y aurait un bureau de vote dans ce village le 20 septembre.

Dans une déclaration envoyée à CBC vendredi, Élections Canada affirme qu'elle examine la situation et qu'elle rendra compte de ses conclusions.

Sol Mamakwa, député provincial de la circonscription de Kiiwetinoong.

Sol Mamakwa, député provincial de la circonscription de Kiiwetinoong, affirme qu'Élections Canada doit prendre des mesures supplémentaires pour établir des relations et établir la confiance avec les Premières Nations.

Photo : CBC/Logan Turner

Sol Mamakwa affirme qu'Élections Canada doit fournir des accommodements raisonnables à tous les électeurs du pays, y compris ceux des Premières Nations.

Peu importe où vous habitez en Ontario, peu importe où vous habitez au Canada, il devrait y avoir des bureaux de vote par anticipation, et il devrait y avoir des bureaux de vote le jour du scrutin.

Une citation de :Sol Mamakwa, député provincial de la circonscription de Kiiwetinoong

Tania Cameron, qui fait des efforts depuis des années dans la circonscription de Kenora pour augmenter la participation électorale des Premières Nations, a déclaré qu'elle était assez perturbée par la confusion et la désinformation lors des élections fédérales de cette année.

Elle a déclaré à CBC qu'elle recueille les noms des personnes de la circonscription qui n'ont pas pu voter et qu'elle écrira à Élections Canada.

Égoportrait de Tania Cameron devant un lac.

Tania Cameron demande à Élections Canada d'embaucher plus d'Autochtones pour aider l'agence fédérale à être mieux préparée à soutenir les électeurs des Premières Nations.

Photo : Tania Cameron

Pour surmonter ces obstacles persistants, elle propose :

  • Que le directeur du scrutin local d'Élections Canada établisse des relations avec les 40 Premières Nations de la circonscription de Kenora afin qu'elles soient prêtes avant le déclenchement d'une campagne électorale.

  • Qu’Élections Canada embauche plus d'Autochtones partout au Canada qui connaissent les communautés.

Dans une déclaration, Élections Canada affirme savoir que les électeurs autochtones et les personnes vivant dans les communautés des Premières Nations font face à des obstacles uniques au vote et que l’organisme est déterminé à surmonter ces obstacles .

Le communiqué ajoute qu’Élections Canada utilise plusieurs moyens pour sensibiliser les communautés autochtones, y compris la mise à disposition d'agents de relations communautaires pour travailler avec les dirigeants locaux, et la collaboration avec des organisations autochtones nationales et régionales .

De plus, l’organisme souligne qu'elle lance des campagnes publicitaires et crée des outils éducatifs pour partager des informations sur l'inscription des électeurs et les options de vote.

Avec les informations de CBC

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