•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Train léger d’Ottawa : le choix d’une firme pour un examen suscite des critiques

Un groupe de personnes portant des vestes de sécurité et des masques, sur les rails, devant un train léger à l'arrêt.

Les membres de plusieurs équipes impliquées dans l'enquête sur le déraillement du train léger survenu le 19 septembre (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

La Ville d’Ottawa a choisi la firme STV pour effectuer « un examen indépendant et impartial » de tout plan visant à garantir une remise en service sécuritaire du train léger. Certaines voix s’élèvent toutefois pour remettre en doute la réelle indépendance de cette entreprise.

La conseillère municipale Catherine McKenney affirme, en entrevue, que STV a travaillé sur la phase 1 du système, qui voit sa ligne de la Confédération entièrement paralysée en raison d’un déraillement survenu dimanche dernier.

Je trouve qu’il est difficile de croire qu’ils pourraient être entièrement impartiaux, juge l’élue au sujet des experts de la firme sélectionnée.

Même son de cloche du côté de la commissaire citoyenne de la Commission du transport en commun d’Ottawa, Sarah Wright Gilbert. Ils ont des biais inhérents ainsi qu’un conflit d’intérêts, tranche-t-elle.

Par courriel, le directeur général de la Ville, Steve Kanellakos, précise que STV a fourni un soutien préliminaire d’ingénierie à la Ville qui a notamment été utilisé pour faire des estimations de coûts. [La firme] a aussi fourni un service de vérification de conformité des projets de phases 1 et 2 du train léger, mais n’est pas responsable de la conception du système, ajoute-t-il dans une déclaration écrite en anglais.

Aux yeux de Sarah Wright Gilbert, STV devrait se retirer du nouveau mandat que la Ville souhaite lui donner. Autrement, elle espère que la Municipalité retournera à sa planche à dessin afin d’opter pour une autre tierce partie.

Nous n’avons pas besoin d’autres angles morts, mais d’un expert qui soit réellement indépendant.

Une citation de :Sarah Wrigh Gilbert, commissaire citoyenne de la Commission du transport en commun d’Ottawa
Sarah Wright-Gilbert, commissaire citoyenne de la Commission du transport en commun d'Ottawa

Sarah Wright-Gilbert, commissaire citoyenne de la Commission du transport en commun d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC

De son côté, Catherine McKenney estime que la nomination d’un expert indépendant pourrait venir, ultimement, de la province.

STV revient, en fait, pour établir des faits sur un travail qu’elle devait, à l’origine, superviser, croit l'élue.

STV a été choisie pour son expérience et son expertise à la fine pointe de l'industrie, et en conformité avec tous les processus d'approvisionnement et les exigences légales de la Ville. [...] Il y a très peu de firmes au monde qui ont les compétences et la capacité nécessaires pour entreprendre ce travail, fait valoir, de son côté, Steve Kanellakos.

À quand, le retour en service du O-Train?

Un plan de retour en service du train léger est déjà préparé, mais la Ville d’Ottawa a voulu faire appel à la firme STV, une grande entreprise nord-américaine de l’industrie ferroviaire, pour confirmer la sécurité de ce plan.

Les experts de l’entreprise qui a été retenue doivent entreprendre la semaine prochaine une évaluation préliminaire. Il est prévu qu’ils arrivent à Ottawa le 27 septembre.

Vieille de deux ans, la ligne demeurera hors service pour une période pouvant aller jusqu’à trois semaines, dit-on. D’ici là, des autobus supplémentaires transportent les usagers.

Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), le train léger est sorti de la voie avant d'entrer à la gare Tremblay et a traversé un pont ferroviaire alors qu'une roue n'était pas sur la voie.

Je spécule, mais je ne suis pas convaincu qu’on va avoir une réouverture du train léger d’ici la fin 2021, réitère, de son côté, le conseiller de Rideau-Vanier Mathieu Fleury.

Il souligne que l’ampleur du travail à accomplir est grande afin d’assurer une reprise de service sécuritaire, mais aussi pour que le public regagne confiance dans le système de transport en commun.

On peut regagner tout cela si on a les bonnes assises et, présentement, on sent que la Ville court d’un enjeu à l’autre, qu’elle est très réactive. Il faut amener ça à un niveau proactif, conclut-il.

Processus qui a conduit au choix de STV :

  • Lundi, le directeur général d'OC Transpo, John Manconi, a déclaré à la Commission du transport en commun que les plans de reprise du GTR devraient être soumis à l’avis d’un expert indépendant en sécurité.
  • La Commission a ensuite approuvé une motion du président Allan Hubley visant à en embaucher un.
  • Vendredi, le directeur général de la Ville, Steve Kanellakos, a publié une note de service indiquant que la Ville avait choisi la firme STV après avoir consulté le contrôleur de la réglementation du métro léger, Sam Berrada, qui est aussi le responsable de la conformité du conseil.

Avec les informations de Joe Tunney, de CBC, et de Catherine Morasse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !