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La prière est maintenue à l’École Valois de Prince Albert

Une affiche de l'école Valois à Prince Albert.

Le CEF affirme soutenir cette décision en raison de la Constitution canadienne et de la Loi constitutionnelle saskatchewanaise. (archives)

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Olivier Daoust

Les élèves de l'École Valois de Prince-Albert, en Saskatchewan, continueront d'entendre le Notre Père avant le début des classes.

Dans un énoncé envoyé vendredi en fin d’après-midi, le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) stipule que le conseil d’école de l’École Valois a décidé qu’il y aurait un cours de religion et que la journée commencera par le Notre Père.

Le CEF affirme soutenir cette décision en raison de la Constitution canadienne et de la Loi constitutionnelle saskatchewanaise. Ces deux documents accordent une protection constitutionnelle spécifique à l’enseignement religieux de la foi catholique ou protestante, incluant la prière du matin, dans les écoles.

De plus, la Loi sur l’Éducation de la Saskatchewan mentionne que le conseil scolaire peut ordonner que les exercices qui précèdent le début de la journée de classe commencent par la lecture ou la récitation, sans commentaire ni explication, du Notre Père ou d’un extrait de la Bible choisi pour l’application du présent article par le ministre.

Selon les autres alinéas de ce même article, un élève peut être exempté des cours ou des exercices religieux si un parent ou un tuteur y consent par écrit. Dans un tel cas, l’enfant exempté se voit offrir des activités pédagogiques de remplacement compatibles avec le programme d'instruction de son année.

Jeudi, la Fransaskoise Krysta Alexson avait dénoncé la prière en début de journée à l’École Valois, où étudie son fils. Krysta Alexson, qui est d'origine crie, affirmait que cette pratique laissait un goût amer à ceux qui ne pratiquent pas la religion chrétienne.

Après des appels téléphoniques et des courriels, tant au CEF qu’à l’école même, Krysta Alexson n’écartait pas la possibilité de procédures judiciaires.

Le Conseil des écoles fransaskoises soutient qu’il appuie les recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Il affirme que les politiques seront réévaluées en partenariat avec le conseil scolaire fransaskois et le conseil de l’École Valois.

Appelé à commenter davantage, le CEF a refusé la demande d’entrevue de Radio-Canada.

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