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La police de Calgary enquête sur le député libéral George Chahal

Capture d'écran en noir et blanc, d'un homme capté par une caméra de surveillance.

Le député George Chahal est le seul député libéral de Calgary.

Photo :  Glenn Pennett

Radio-Canada

Le service de police de Calgary a ouvert une enquête sur un incident impliquant le nouveau député libéral de Calgary Skyview, George Chahal.

Ce dernier a été filmé par une caméra de sécurité retirant un des dépliants de campagne de son opposante conservatrice, Jag Sahota, la veille des élections et le remplacer par l'un des siens.

Un porte-parole de la police de Calgary a confirmé qu'une plainte avait été reçue jeudi et que l'unité anticorruption enquête.

L’information a été transmise à notre unité anticorruption qui gère les enquêtes de nature sensible ou impliquant une personne élue, indique une des responsables aux communications du service de police de Calgary (CPS), Tanja McMorris.

Nous en sommes aux toutes premières étapes de l'enquête et, à ce stade, nous n'avons pas encore déterminé si l'enquête restera auCPS ou sera transférée à un autre organisme d'enquête, comme Élections Canada.

L’équipe de campagne de George Chahal dit qu’ils n'ont pas été mis au courant de l'enquête.

Ni George ni la campagne n'ont été contactés par le service de police de Calgary et nous n'avons été informés d'aucune enquête en cours liée à cette affaire, a déclaré le directeur de campagne Randall Zalazar dans un courriel.

L’équipe de George Chahal s’est défendue en disant que leur député avait retiré le dépliant parce qu’il indiquait la mauvaise adresse pour un bureau de vote.

George Chahal et Justin Trudeau avec les bras en l'air.

George Chahal lors de la visite de son chef Justin Trudeau lors de la campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Sean Kilpatrick

En déposant des dépliants d'information sur le scrutin avant l'ouverture des bureaux de vote le jour du scrutin, George a retiré un document de campagne qui identifiait un lieu de vote incorrect pour la personne résidant à l'adresse, affirme son directeur de campagne.

Tout au long de la campagne, les bénévoles ont trouvé du matériel avec de mauvaises informations dans l'est de la circonscription, ajoute Randall Zalazar. Notre campagne a contacté Élections Canada et les a informés du problème.

Le propriétaire de la résidence conteste

Le propriétaire de la résidence où a été enlevé le dépliant et la campagne de Jag Sahota disent que c’est faux.

Glenn Pennett, le propriétaire de la résidence, dit que c'était plutôt le dépliant de George Chahal qui contenait des informations incorrectes.

Il ajoute que même s'il y avait une mauvaise adresse sur le dépliant de Jag Sahota, George Chahal n’aurait pas dû retirer le matériel de campagne d'une opposante politique sans autorisation.

Il devrait être accusé pour avoir détruit les dépliants de quelqu'un d'autre, a lancé Glenn Pennett. S'il va être malhonnête, il devrait démissionner.

Jag Sahota déçu et choquée

Pour sa part, Jag Sahota dit qu'elle a été déçue et choquée de regarder la vidéo de George Chahal retirant son dépliant et se demande combien ont été retirés au total.

Dans la vidéo, il ne fait aucun effort pour regarder l'adresse inscrite. En plus, il est 22 h 28 et il fait nuit. Il attrape juste le papier, le plie, le remplace par le sien et s'éloigne, dit Jag Sahota.

J'ai vérifié et c'était le bon bureau de vote et il n'avait pas mon consentement pour le retirer, ajoute Jag Sahota qui veut une enquête sur ce qui s’est passé.

Vous mettez ces dépliants aux portes des gens en espérant qu'ils verront votre nom et se rendront au bureau de vote et voteront pour vous, a-t-elle déclaré. Nous essayons de nous connecter avec des électeurs potentiels et il leur enlève ces informations, il devrait donc y avoir une action en justice.

Élections Canada a répondu que s'il y avait eu contravention à la Loi électorale, il appartiendrait au commissaire aux élections fédérales d'enquêter et de trancher.

Le bureau du commissaire aux élections fédérales dit qu'il ne confirmera pas s'il a reçu une plainte ou s'il a ouvert une enquête.

Si des accusations sont portées par le commissaire, les sanctions possibles comprennent une amende pouvant aller jusqu'à 5000 $ et jusqu'à six mois de prison.

Le commissaire peut également utiliser des moyens informels pour résoudre une plainte, comme une lettre d'avertissement ou d'information.

Avec les informations de Bryan Labby

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