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Infirmières : comment les agences voient-elles la « petite révolution » de Québec?

Deux infirmières avec masque et lunettes de protection marchent dans un couloir d'hôpital.

Les agences de placement privées offrent principalement leurs services pour combler les quarts moins attirants la nuit et les fins de semaine, selon l’Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec (archives).

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Les effets de la « petite révolution » annoncée par le gouvernement Legault ne pourraient être que minimes sur les agences de placement, croit la présidente de l’Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ), Hélène Gravel.

Si elle ne pouvait prédire les répercussions exactes du plan de 1 milliard de dollars dévoilé jeudi, Mme Gravel s'est dite d’avis que les primes de 12 000 $ à 18 000 $ promises par Québec ne mineront pas nécessairement la popularité des agences.

Les incitatifs qu’il y a sur la table, c’est pour attirer des gens qui vont travailler à temps plein, a-t-elle noté en entrevue à Midi info. Les gens qui travaillent en agences, ce sont des gens qui veulent travailler à temps partiel, qui veulent aller prêter main-forte et qui veulent le faire également avec un horaire un peu plus souple.

En plus des primes pour les travailleuses qui voudront se consacrer à la profession à temps plein dans le système public, le gouvernement Legault veut offrir les horaires moins attirants – les soirs, les nuits et les fins de semaine – aux agences. Or, c’est exactement ce qu’on a toujours fait, a fait valoir Mme Gravel.

On ne peut pas les inventer, les quarts de travail. On ne peut pas non plus exiger des horaires pour nos employés : nous répondons aux demandes qui sont faites.

Une citation de :Hélène Gravel, présidente de l’Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec

L’immense structure que constitue le réseau de la santé peut également expliquer le désengagement des infirmières, a estimé plus tôt cette semaine l’ex-ministre de la Santé Réjean Hébert.

C’est là un facteur parfois sous-estimé qui favorise aussi les agences au-delà du salaire ou des horaires, a souligné Hélène Gravel.

On est de petites structures. Nos employées se sentent entourées. On prend un soin précis et précieux à mieux les connaître pour nous ajuster nous aussi à leurs besoins quotidiens, a indiqué celle qui dirige également une agence comptant quelque 500 employées.

Les entreprises membres de l'EPPSQ emploient environ 15 000 personnes, a-t-elle aussi précisé.

Selon des données compilées par Radio-Canada, 2,7 % de l’effectif infirmier de la province travaille principalement pour des agences privées, une proportion qui a crû dans les dernières années.

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