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Les avancées sont lentes dans la compréhension du syndrome post-COVID-19

Une femme fatiguée se repose sur une table avec une tasse dans la main.

On peut comparer le syndrome post-COVID-19 aux symptômes du syndrome de la fatigue chronique.

Photo : getty images/istockphoto / lolostock

Radio-Canada

Après plus de 18 mois de pandémie, il existe toujours des lacunes dans ce que les scientifiques savent sur les patients qui souffrent de la COVID-19 de longue durée, selon un médecin spécialisé dans le domaine. Bien qu'il n'y ait pas de traitement connu, l'étude de ce qui est aussi appelé le syndrome post-COVID-19 permet entre autres d'accroître la sensibilisation.

En Colombie-Britannique, quatre cliniques, à Vancouver, Surrey et Abbotsford, acceptent des patients qui sont toujours malades et qui ont eu un résultat positif à un test de dépistage du coronavirus ou à un test sérologique positif.

Pour ceux qui ont été malades au début de la pandémie, il est toutefois possible d'être référé et pris en charge.

Malgré les études, le phénomène conserve une partie de mystère, explique le Dr Zachary Schwartz, directeur médical de la clinique post-COVID-19 à l'Hôpital général de Vancouver.

Nous avons beaucoup appris [sur le syndrome post-COVID-19] et peu, en même temps.

Une citation de :Dr Zachary Schwartz, directeur médical de la clinique post-COVID-19 à l'hôpital général de Vancouver

Le Dr Schwartz explique que les quatre symptômes principaux qui persistent plus de trois mois après l’infection chez les malades sont la fatigue, l’essoufflement, des dysfonctionnements cognitifs et la détérioration de la santé mentale. Les causes du syndrome demeurent toutefois inconnues des chercheurs.

Il y a eu beaucoup de théories, mais nous n'avons toujours pas […] de bonne idée de pourquoi certaines personnes se retrouvent avec des symptômes aussi débilitants à long terme, dit-il.

En Colombie-Britannique, à ce jour, 181 798 cas de COVID-19 ont été confirmés et 1915 personnes sont décédées. Le nombre de personnes souffrant du syndrome post-COVID-19 n’est cependant pas connu.

Des études internationales suggèrent qu’entre 10 % et 20 % des personnes atteintes de la COVID-19 sont toujours malades au bout de trois mois.

En matière de facteurs de risque [pour développer ce syndrome], nous savons que le sexe féminin est un facteur de risque principal, ainsi que la catégorie d'âge des 35-55 ans.

Une citation de :Dr. Zachary Schwartz, directeur médical de la clinique post-COVID-19 à l'hôpital général de Vancouver

Pas de traitement mais davantage de sensibilisation

Le Dr Schwartz explique qu'il n’existe pas encore de traitement, mais que les équipes des cliniques post-COVID-19 travaillent à éduquer les membres du personnel de la santé à la réalité de cette maladie.

Il est de plus en plus connu qu'il s'agit d'une vraie maladie. Je pense que plus les gens se rendront compte qu'il s'agit d'une vraie maladie, plus les patients seront soutenus, espère-t-il.

Le médecin explique que le but est de créer des équipes de prise en charge multidisciplinaires pour alléger le fardeau du système hospitalier. Pour ceux qui n’ont pas encore été atteints, le meilleur moyen d’éviter le syndrome post-COVID-19 reste la vaccination, explique le médecin.

Il ajoute que les données d'études internationales montrent que même dans les infections chez les vaccinés, la probabilité de développer des symptômes à long terme diminue de moitié.

Avec les informations de l'émission On The Coast

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