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Les demandes pour des tests rapides de COVID-19 en hausse au Nouveau-Brunswick

Les tests rapides de dépistage ne remplacent pas le test PCR effectué par la santé publique.

Des tests antigéniques de dépistage rapide Panbio, de la compagnie Abbott, sont offerts à la pharmacie Jean Coutu, sur le boulevard Dieppe.

Une boîte de tests antigéniques de dépistage rapide Panbio, de la compagnie Abbott

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

Maya Chebl

À la clinique de voyage de la pharmacie Jean Coutu à Dieppe, l'infirmière Isabelle Fontaine reçoit de 20 à 30 demandes par jour pour des tests rapides de dépistage de la COVID-19. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces demandes ne proviennent pas de voyageurs.

Il s’agit surtout de personnes qui cherchent à être rassurées.

Des gens apprennent qu'un de leurs collègues de travail a été déclaré positif. À ce moment-là, ils essaient de nous contacter en disant : "On n'a pas été contacté encore par la santé publique", rapporte Mme Fontaine.

Isabelle Fontaine dans son bureau.

Bien que les tests rapides soient surtout offerts pour les voyageurs, l'infirmière Isabelle Fontaine reçoit de plus en plus de demandes de personnes qui souhaitent tout simplement être rassurées.

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

La hausse du nombre de cas dans la province – 573 cas actifs actuellement – tend à prolonger les délais pour un test de dépistage de la santé publique.

Lors du point de presse de vendredi, la médecin hygiéniste en chef de la province, Jennifer Russell, a confirmé que l’importante demande pour les tests de dépistage fait en sorte que la période d’attente est plus longue que prévue pour les rendez-vous et les résultats.

Là où travaille Isabelle Fontaine, les personnes qui prennent rendez-vous peuvent subir un test antigénique de dépistage rapide qui donne un résultat en 10 à 15 minutes.

Le coût d'un tel test s’élève à 40 $, alors qu'il faut dépenser 150 $ à l’aéroport international Roméo-LeBlanc pour un test comparable.

Mme Fontaine explique que ces tests ne peuvent être faits que si les personnes ne présentent aucun symptôme ou si elles en présentent un seul.

Une personne qui a eu un contact étroit avec un cas confirmé ne se qualifie pas non plus pour les tests rapides.

D’abord, on ne veut pas que quelqu’un vienne dans une pharmacie et puisse contaminer d’autres personnes, moi y compris, sachant que je donne des vaccins contre la COVID-19 toute la journée, renchérit l’infirmière. J’aimerais juste que les gens comprennent que ce n’est vraiment pas un outil qui remplace le test PCR fait par la santé publique.

Une fiche d'explication sur les tests antigéniques de dépistage rapide de la COVID-19.

Les tests antigéniques rapides ne sont efficaces que si les personnes y ont recours au moins deux fois par semaine.

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

Pour être réellement efficaces, les tests antigéniques de dépistage rapide doivent être effectués au moins deux fois par semaine, et même alors, ls restent moins fiables que les tests PCR.

Retards dans le dépistage

Par ailleurs, la Dre Jennifer Russell demande aux réseaux de santé Vitalité et Horizon de dépêcher plus de ressources vers les centres de dépistage.

On demande à nos partenaires de tenter de trouver des façons de prolonger les heures d’ouverture et d'augmenter leur capacité, a-t-elle dit.

Le temps d’attente pour les demandes prioritaires est de 24 heures, assure la présidente-directrice générale du réseau Vitalité, France Desrosiers. En revanche, le délai peut se prolonger de quelques jours dans le cas des demandes moins urgentes.

De son côté, la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a sommé la population de ne pas surcharger les centres de dépistage, dans la mesure du possible.

On demande aux gens qui n’ont pas été contactés par la santé publique et qui n’ont aucun symptôme de ne pas subir un test de dépistage PCR. Laissez le nombre de demandes se résorber un peu, a-t-elle déclaré.

Il s'agit d'une version corrigée. Dans une version précédente de ce texte, il était indiqué incorrectement que la ministre de la Santé Dorothy Shephard sommait la population de ne pas avoir recours aux tests de dépistage rapide pour l'instant.

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