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Les survivants des pensionnats pour Autochtones ont leur drapeau

Deux personnes tiennent un drapeau orange.

Le drapeau des survivants comporte neuf éléments qui ont été choisis en consultation avec plus de 30 survivants des pensionnats.

Photo : Centre national pour la vérité et la réconciliation

Radio-Canada

Le Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) a dévoilé un drapeau en l'honneur des survivants des pensionnats pour Autochtones en vue de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre.

Le drapeau orange aux symboles blancs a été conçu au terme de six semaines de consultation, de discussion et de collaboration avec des survivants de tout le Canada et le CNVR.

Selon le Centre, ceux qui ont pris part à l’exercice proviennent des communautés inuit, mi'kmaw, atikamekw, crie, ojibwée, dakota, mohawk, dénée, nuu-chah-nulth, secwepemc et métisse.

Le drapeau des survivants représente les pensées, les émotions, les expériences et les espoirs exprimés par les survivants qui ont partagé leurs vérités sur les pensionnats. Le drapeau affirme l'engagement à se souvenir des vies perdues à cause du système des pensionnats et des vies touchées par ce système, affirme Stephanie Scott, directrice générale du CNVR dans un communiqué.

À la fin du mois de mai, Rosanne Casimir, la chef de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, avait annoncé les résultats préliminaires d'une recherche par radar à pénétration de sol sur le terrain de l'ancien pensionnat de Kamloops. Les restes de 215 enfants avaient été retrouvés enterrés sur le terrain. D'autres recherches sont depuis en cours sur des emplacements à travers le Canada.

Consultations, discussions, collaboration et conception

L’idée d’un drapeau des survivants est apparue lors d'une discussion sur le moment où il serait approprié de hisser à nouveau le drapeau canadien après avoir été mis en berne à la suite de la découverte à Kamloops, explique Christine Lenze, responsable du projet.

Le projet s'est rapidement transformé en conversations individuelles avec les survivants, ce qui leur a donné l'occasion de partager leurs expériences personnelles et leurs réflexions sur les messages que le drapeau devrait incarner.

Une citation de :Christine Lenze, responsable du projet

Différents concepts et idées ont été partagés avec les survivants pour qu'ils fassent part de leurs commentaires et, bien que toutes les idées n’aient pu être incluses dans le produit final, Mme Lenze explique qu'il y a eu de riches conversations sur les aspects importants pour les survivants, ce qui a rendu le projet spécial.

Exposition virtuelle

Le CNVR invite le public à visiter l’exposition virtuelle sur le drapeau (Nouvelle fenêtre) pour connaître et comprendre la signification des éléments retenus dans sa conception.

Par exemple, l'un des neuf éléments du drapeau est l'inukshuk, utilisé comme guide de navigation par les Inuit, que l’on peut apercevoir au centre du drapeau à la droite de la plume de l’aigle qui, elle, représente l'esprit du Créateur parmi nous.

D’autres éléments comme les enfants, la branche de cèdre et des graines sous terre composent le drapeau sur fond orange.

Un symbole rassembleur

Garnet Angeconeb est l'un des survivants des pensionnats pour Autochtones qui ont été consultés pour la conception du drapeau des survivants.

C'est un symbole important pour rassembler les gens, selon Garnet Angeconeb, survivant du pensionnat de Pelican Lake à Sioux Lookout, en Ontario.

Notre peuple sait qu'il y a tellement de questions sans réponse en ce qui concerne ce qui s'est passé dans les pensionnats, mais ce qui s'est passé plus tôt ce printemps n'est qu'une validation de ce que les peuples autochtones disent depuis le début.

Une citation de :Garnet Angeconeb, survivant
Garnet Angeconeb assis dans un fauteuil roulant à l'extérieur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Garnet Angeconeb est l'un des survivants des pensionnats pour Autochtones consultés pour la conception du drapeau des survivants.

Photo : Avec l'autorisation de Garnet Angeconeb

Un long processus

Levinia Brown, une survivante inuk d’un pensionnat de Rankin Inlet, au Nunavut, estime pour sa part que la reconnaissance des enfants et de leurs expériences a été longue à venir. Selon elle, les survivants des pensionnats ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour guérir.

Le processus de guérison semble se mettre en place lentement, mais cela va prendre du temps, souligne-t-elle.

D'après les informations de Rhiannon Johnson de CBC

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