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Cinq questions à... Brunnemer

Six musiciens se tiennent dans un décor de chambre à coucher, placé dehors, sur le bord d'un cours d'eau.

La formation Brunnemer

Photo : Najoua Bennani

Tanya Beaumont

SCÈNE LOCALE / Le groupe Brunnemer vient de faire paraître un deuxième album en carrière. *PAON*HYÈNE* propose un mélange de néo-soul, de jazz et de chanson. Rencontre avec Sarah Michel-Brunnemer, auteure et compositrice à la tête de la formation.


Q- Que signifie le titre de l’album?

R- On pourrait croire à une dichotomie, mais c’est en fait l’articulation des différentes parties de moi, qui ont toujours été là et qui forment une entité multiple. La chanson Nature bissextile, qui est la dernière chanson sur l’album, c’est la première chanson que j’ai écrite de toute ma vie.

Un dessin d'un paon et d'une hyène sur un fond de jungle.

Pochette de l'album *PAON*HYÈNE* de Brunnemer.

Photo : Charles Turcotte / Brunnemer

Vous aurez sans doute compris que ça parle de bisexualité. Il y a tout un concept d’acceptation de soi. Je dis au monde que je veux qu’ils s’acceptent comme ils sont!

C’est un album qui parle beaucoup d’introspection et de guérison, d'autocompassion, de désir de douceur, de bienveillance et d’altruisme. Avec tout ce qui est arrivé l’an dernier, ce besoin-là de chaleur humaine et le sentiment de communauté et de famille étaient très importants pour mon équilibre psychologique.


Q- À quel moment les chansons ont été composées?

R- Mon processus créatif est très rapide. Le premier EP qu’on a sorti, Jazz is the new triste (mai 2020) était enregistré que j’étais déjà en train d’en composer des nouvelles. En plus, il y a la pandémie donc beaucoup de temps… pour angoisser, mais aussi pour gratter la guitare!


Q- Ce sont des thèmes plutôt personnels. Comment les musiciens du groupe accueillent-ils tes textes?

R- Le groupe, c’est mon premier public. Simon, dans le band, c’est mon ami. C’est la première personne avec qui j’ai commencé à faire de la musique, il y a trois ans. On a commencé en faisant des gigs de jazz dans les bars à Québec. Lui et les autres partagent mon univers. J’écris quand même une poésie qui est assez abstraite.


Q- Est-ce que tu viens du monde jazz?

R- J’ai pris un petit sentier de jazz un moment donné! J’ai appris à jouer de la guitare classique quand j’étais enfant. Ado, je trouvais ça ringard, alors j’ai appris les powerchords. J’ai fait un retour aux études à 26 ans. Je suis allée au Cégep en musique.

Je suis allée avec les petits mignons qui sortent du secondaire, qui ont 17 ans et qui font des doubles DEC science nature-jazz (rires).

Une citation de :Sarah Michel-Brunnemer, auteure et compositrice

C’est là que j’ai appris la base musicale. J’ai pas fini ce DEC-là, mais ça été suffisant pour que je rencontre du monde et pour avoir plus de vocabulaire pour m’exprimer.


Q- Et tes musiciens?

R- Pour la plupart, c’est des universitaires du jazz. Pour eux, écrire des partitions, faire des arrangements, c’est de l'acquis, c’est facile. On est vraiment complémentaires là-dessus. Moi, c’est plus organique, instinctif. Eux ont plus l’aspect théorique du jazz.


L’album *PAON*HYÈNE* est en ligne sur les plateformes d’écoute et sur brunnemer.bandcamp.com.

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