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L’exigence de preuve vaccinale coûte cher à des commerçants albertains

Zee Zaidi pose devant son commerce.

Zee Zaidi, le propriétaire des Remedy Cafes, à Edmonton, affirme qu'exiger une preuve de vaccination lui fait perdre des clients et des revenus.

Photo : Radio-Canada / Jamie McCannel

Radio-Canada

Les restaurants de l’Alberta doivent maintenant faire face à de nouveaux défis. Certains propriétaires qui ont choisi de participer au programme d’exemption des restrictions de la province affirment avoir des clients mécontents et que la mise en œuvre du programme leur demande beaucoup de travail.

Le programme, qui est entré en vigueur lundi, donne aux restaurateurs la possibilité d’exiger une preuve de vaccination aux clients. Les entreprises s'y soumettant sont exemptées des nouvelles mesures mises en place.

Zee Zaidi, le propriétaire des Remedy Cafes, à Edmonton, indique que l’exigence de preuve de vaccination amène les gens à se plaindre sur les réseaux sociaux ou à se fâcher contre le personnel.

Les gens sont très en colère contre nous , lance-t-il. Des messages très cruels.

Des clients s’en vont. Ils ne veulent pas partager l’information.

Une citation de :Zee Zaidi, propriétaire des Remedy Cafes à Edmonton

Tina Lungle, la propriétaire de The Metal Kettle, à Camrose, a été victime d’une animosité similaire, qui l'a poussée à publier un message sur Facebook pour exhorter les clients à demeurer civilisés.

N'oubliez pas que nous essayons tous de traverser cette épreuve ensemble et que de nombreux commerçants et employés sont stressés et extrêmement fatigués, alors s'il vous plaît, soyez gentils, a-t-elle écrit.

Elle raconte que son commerce reçoit beaucoup de messages haineux. Les commentaires sur Facebook, et les messages disent qu’ils ne vont pas nous soutenir, que nous allons perdre de l’argent et qu’ils vont aller ailleurs, énumère-t-elle.

Elle ajoute que le personnel de son établissement est confronté à des réactions négatives lorsqu’il demande aux clients de montrer une preuve de vaccination ou lorsque ces derniers quittent le restaurant.

Dans certains cas, des employés étaient inquiets en raison de certains langages corporels ou mouvements menaçants de la part de clients, confie-t-elle.

Selon Mme Lungle, les gens dirigent leur colère vers les mauvaises personnes.

Ce n’est pas en râlant et en envoyant des messages haineux ou en étant impolis avec notre personnel que l'on va régler quoi que ce soit, souligne-t-elle. Elle encourage plutôt les gens à aller parler à quelqu’un qui peut changer les choses, comme une députée.

Un poids supplémentaire pour les entreprises

Pour gérer la vérification des tests de dépistage négatifs ou des preuves de vaccination, les entreprises doivent faire appel à du personnel supplémentaire ou ajouter des responsabilités aux employés actuels.

Qui va payer pour cet employé en plus alors que notre entreprise est déjà en difficulté?, déplore Zee Zaidi.

La directrice générale de l’Association des entreprises du centre-ville d’Edmonton, Puneeta McBryan, aimerait que les entreprises soient indemnisées.

Elle aimerait voir des microsubventions, comme celles offertes plus tôt dans la pandémie pour que les entreprises puissent acheter des équipements de protection individuelle.

Il est intenable de demander aux entreprises d'assumer à nouveau cette situation alors que la plupart d'entre elles s'en sortent à peine, dénonce-t-elle.

Puneeta McBryan estime toutefois que l’animosité des clients n’est pas nouvelle. Selon elle, les commerçants et le personnel de première ligne subissent des abus depuis que la COVID-19 existe et que les masques sont apparus.

Je déteste le dire, mais beaucoup de nos entreprises commencent à s’y habituer, s'attriste-t-elle. Elle invite les commerçants aux prises avec des comportements violents à communiquer avec la police.

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