•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des manifestants luttent contre l’urgence climatique dans l’Est-du-Québec

Des manifestants luttent pour l'environnement.

Des manifestants luttent pour l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Alice Proulx

Plusieurs étudiants de l'Est-du-Québec ont pris part à différentes marches pour le climat, cet après-midi, dans le but de lutter contre l'urgence environnementale.

Deux ans après la manifestation historique de Montréal, de nombreuses personnes ont de nouveau manifesté pour la Journée mondiale pour le climat, aux quatre coins du Québec, vendredi.

À Rimouski, plus de mille manifestants de tous âges ont arpenté les rues, pancartes en mains, vers 11 h. Certains ont pris un moment pour amasser quelques déchets au sol.

L'ambiance était festive; les crécelles et les cris de ralliement résonnaient.

Des manifestants dans les rues de Rimouski.

Ils étaient plus de mille à manifester à Rimouski. En grande majorité, il s'agissait de jeunes adultes.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Ce matin, les cours ont été suspendus pour la journée au campus de l'Université du Québec à Rimouski.

L’Association générale étudiante du campus de Rimouski de l’UQAR (AGECAR) et l’Association générale étudiante du Cégep de Rimouski (AGECR) ont coorganisé l'événement, qui puise ses racines du mouvement Fridays for Future.

On ne se le cachera pas, l’enjeu climatique est le plus important pour notre génération. L’importance de ce mouvement-là aujourd’hui, c’est de remettre de l’avant l’enjeu environnemental, lance le président par intérim de l’AGECR, Xavier Gravel.

Tout le monde est concerné par cet enjeu, autant les plus jeunes que les plus vieux. C’est un grand moment de solidarité, c’est un beau mouvement. Plus on est, plus on appuie ce mouvement.

Une citation de :Xavier Gravel, président par intérim de l'AGECR

Le nombre fait la force. L’action individuelle, malheureusement, ce n’est pas assez, il faut une implication politique. Quand on manifeste, on demande des changements concrets, on ne demande pas juste du blabla, ajoute la responsable aux enjeux environnementaux de l’AGECAR, Frédérike Clermont.

Une femme et un homme avec un cerle vert sur leur chandail.

Frédérike Clermont et Xavier Gravel font partie de ceux qui ont organisé la marche pour le climat de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Elle soutient que les gouvernements doivent agir maintenant en allant chercher l'aspect socioéconomique de la crise climatique.

On connaît le lien entre la pauvreté et les changements climatiques, donc une des actions qui serait super importante, ça serait d'éradiquer la pauvreté, que ce soit par des loyers modiques ou un salaire de base universel. Aussi, il faut dire non aux hydrocarbures et à la déforestation, explique Mme Clermont.

Xavier Gravel mentionne aussi qu'à l'échelle régionale, les décideurs devraient prioriser les enjeux de l'érosion des berges et de l'industrie pétrolière.

On comprend que ce n’est pas quelque chose qui se change du jour au lendemain, mais force est de constater qu’il va falloir mettre un accélérateur sur toutes ses promesses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, affirme-t-il.

Quelques manifestants ont aussi élevé leur voix lors de cette marche. L'une d'entre eux a lancé un message au premier ministre, François Legault.

J’aimerais que tu expliques à tes petits enfants ce qu’est la crise climatique et ce que tu as fait pour lutter contre ça. Tu me diras ce qu’ils ont pensé de tes stratégies, avance-t-elle.

Une jeune femme avec une pancarte orange en mains.

Une jeune militante a lancé un message à François Legault.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

L’environnement, c’est l’avenir de nos enfants. Il va falloir qu’il y ait des choses vraiment concrètes qui soient faites et ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui.

Une citation de :Nathalie Préfontaine, 58 ans
Une famille avec des pancartes pour l'environnement.

Des familles étaient aussi présentes pour manifester dans les rues de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

C’est important de se faire entendre concernant la planète. La majorité des pancartes ont été faites en matériaux recyclés, aujourd’hui. Je pense que ça prouve notre intérêt d’aller vers la décroissance et de se concentrer sur le recyclage et de faire attention à notre environnement, ajoute une autre manifestante.

Des kiosques sous les thèmes de l’écologie, du militantisme et du développement durable étaient ouverts au public, vendredi après-midi.

La marche pour le climat en Gaspésie

Près d'une cinquantaine de personnes ont bravé la grisaille et la pluie ce midi à New Richmond. La manifestation était organisée par le regroupement Environnement Vert Plus.

Le porte-parole, Pascal Bergeron, se réjouit que des citoyens aient participé à la marche pour donner leur appui à la lutte contre les changements climatiques.

Le porte-parole d'Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron

Le porte-parole d'Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

On a vu énormément de résultats de la catastrophe climatique ici, en Gaspésie, que ce soit le pont de la rivière Cascapédia qui a failli foutre le camp il y a une couple d'années, les inondations qui sont récurrentes et beaucoup plus importantes qu'avant et l'érosion côtière. Ça nous touche énormément, en Gaspésie, les bouleversements climatiques, souligne-t-il.

Bon nombre de manifestants interrogés sur la question de la crise environnementale ont demandé aux gouvernements d'agir maintenant.

Des manifestants qui marchent avec des drapeaux.

Des manifestants marchent pour le climat à New Richmond.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Je repense juste à l’été dernier, les nuits où je n’ai pas dormi parce qu’il faisait 36 degrés. C’est beau, c’est chaud, mais ce n’est pas normal en Gaspésie qu’on vit ça. Aujourd’hui, je trouve ça important d’être là pour que nos gouvernements essayent de mettre la priorité là-dessus, ce qui n’est pas le cas vraiment présentement, témoigne Dorine Cyr, une manifestante sur place.

Les experts et les scientifiques le disent. Les changements sont là, on le voit d’ailleurs un peu partout, donc on doit sensibiliser les gens à prendre conscience et à faire des petits gestes pour la planète, ajoute, à son tour, un autre manifestant, Harold Wright.

J’ai envie de montrer aux gouvernements de tous les niveaux que c’est important qu’il y ait des mesures qui soient prises pour la planète. J’ai envie que ce soit dit dans la population aussi, parce qu’on dirait parfois que les gens oublient à quel point c’est important et que tous nos choix devraient être basés sur ça, affirme Louise Gallien, aussi présente lors de la marche.

Des manifestants de dos.

La crise climatique demeure un enjeu important pour les manifestants de New Richmond.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

En 2019, près de 600 personnes avaient marché dans les rues de New Richmond pour clamer l'urgence climatique.

Ailleurs dans la région, une activité d'information a également été organisée par le comité d’action et de concertation en environnement (CACE) du Cégep de Matane.

Plusieurs kiosques étaient ouverts à la population collégiale dans le but de la sensibiliser aux différents aspects de la crise climatique. Des thèmes tels que l'environnement et la santé ont été abordés.

La façade et le logo du Cégep de Matane.

Une activité d'information a eu lieu au Cégep de Matane à l'occasion de la Journée mondiale pour le climat (archives).

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

De manière générale dans la population, la prise de conscience des changements climatiques est de plus en plus forte parce qu’on le voit dans la météo qu’on vit. Les gens sont aussi de plus en plus anxieux par rapport à cet enjeu et je crois vraiment que quand on est en action, quand on fait des choses dans la vie de tous les jours pour adresser le problème, on s’en sort beaucoup mieux, indique une des bénévoles du CACE, Margaret Kramzel.

Un nouveau composteur rotatif manuel a, par ailleurs, été inauguré lors de l'activité.

La marche pour le climat sur la Côte-Nord

À Baie-Comeau, près de 80 étudiants engagés du Cégep ont aussi marché pour le climat. Suspendus, les cours seront repris au cours de l'automne.

Des jeunes avec des pancartes.

Des jeunes manifestent à Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Continuons à mettre de la pression sur ce qui est possible à notre échelle, par exemple à la maison, au travail et à l’école.

Une citation de :Une manifestante
Des jeunes masqués qui marchent.

Près de 80 personnes participaient à la marche.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

L'ambiance était plutôt légère. Quelques citoyens se sont joints aux troupes. Au loin, des bruits de klaxons de voitures se faisaient entendre. À la fin de la marche, des chocolats chauds et du café étaient servis aux manifestants présents.

Avec les informations de Shanelle Guérin, Roxanne Langlois et Benoit Jobin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !