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Environ 3000 jeunes dans les rues de Québec pour le climat

Le cortège de manifestants passe devant le château Frontenac.

Des manifestations similaires se déroulent simultanément partout dans le monde le 24 septembre.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Selon la police, environ 3000 personnes, en majorité des jeunes, ont défilé dans les rues du Vieux-Québec vendredi après-midi. Ils ont bravé la pluie pour réclamer aux gouvernements davantage d'actions rapides pour contrer la crise climatique.

Armés de leurs pancartes, des centaines voire des milliers de militants se sont rassemblés à la place D'Youville vendredi en début d'après-midi.

L'événement a débuté avec une série de discours, puis le cortège s'est mis en route. Les manifestants ont sillonné les rues de Québec pour finir leur marche à l'îlot Fleurie, sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Vignette du téléjournal du 24 septembre 2021

Que demandent les manifestants pour le climat?

Photo : Radio-Canada

Malgré la pluie presque incessante, les organisateurs de l’événement ont été très encouragés par la participation. Ça nous a donné une poussée d’adrénaline pour les mobilisations à venir à l’automne, affirme la porte-parole Chloé Proulx.

Ça me donne l'espoir en la vie, ça me donne l'espoir qu'on va réussir à passer à travers cette crise climatique, témoigne le jeune Antonin Girard, 13 ans.

Des actions pour le futur

Les manifestants demandent la reconnaissance de l’urgence climatique par les gouvernements et les grandes entreprises. Ils revendiquent également l’abandon de tous projets écodestructeurs, comme le troisième lien, au profit de projets écoresponsables. Si à la place on mettait cet argent-là dans les transports en commun, dans un réseau d’autobus qui fonctionne correctement, on n’aurait pas besoin d’un pont, soutient Mme Proulx.

Ce qu'on va sauver au final, ça va finir par nous sauver. Si on sauve des forêts, si on sauve des océans avec des aires de protection, ça va finir par être bénéfique pour nous, déclare une manifestante.

Quelques centaines de personnes rassemblées devant le Palais Montcalm.

La foule s'est rassemblée place D'Youville, dans le Vieux-Québec, avant le départ de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Appel à la population

Les participants à la marche affirment que ce ne sont pas que les gouvernements qui doivent agir, les citoyens aussi. On peut faire un effort pour aller peut-être chercher notre linge en friperie ou même le faire nous-mêmes, lance un jeune manifestant.

À Québec, il y a le projet de biométhanisation qui arrive dans un an. J’encourage tous les Québécois et Québécoises, quand ça va arriver, à avoir leur bac de compostage, ajoute une autre.

Gains réalisés

Les organisateurs se disent fiers de certaines avancées réalisées récemment, dont l’opposition au projet Laurentia du gouvernement fédéral et le rejet du projet GNL Québec par le gouvernement provincial. Ils affirment toutefois que les décideurs devront faire preuve d’encore plus de courage pour freiner réellement le réchauffement climatique.

Des manifestants tenant des pancartes.

Bravant la pluie, quelques manifestants étaient déjà présents une heure avant le début de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blanchet

Participation politique

Certains politiciens, qui font partie des personnes directement interpellées par les jeunes, ont aussi participé à l’événement.

Le réchauffement climatique, c'est une réalité. Ces jeunes-là savent que leur santé et leur avenir dépendent de notre capacité comme politicien, comme société, à faire des choix cohérents à la hauteur de ce défi-là, affirme le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, qui estime qu’il est de la responsabilité des gouvernements de s’assurer que ces grands projets se réalisent dans le respect de l’environnement.

Il y a urgence d'agir. On a vu la Colombie-Britannique brûler, la Californie brûler, l'Oregon brûler, la Grèce brûler, affirme de son côté la députée libérale de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, qui critique la décision du gouvernement Legault de soutenir le projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

Le député de Québec solidaire Sol Zanetti a quant à lui dénoncé l’inaction des partis au pouvoir depuis 15 ans. Aujourd’hui, il faut être à l’écoute d’une population qui dit : "On doit avoir les mesures les plus pressantes, on doit faire tout ce qu’on peut". En ce moment, ce n’est pas ce qui se passe aux gouvernements québécois et canadien, déplore-t-il.

Des manifestants à place d'Youville.

Les manifestants demandent une reconnaissance de l'urgence climatique.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blanchet

Grèves étudiantes

Dans la région de Québec, ce sont plus de 30 000 étudiants de cégep et d'université qui ont voté en faveur d'un mandat de grève d'une journée ou qui ont obtenu la suspension de leurs cours pour leur permettre de participer à la mobilisation.

Des élèves du secondaire, y compris tous les élèves de l'École Joseph-François-Perrault, sont aussi présents à la manifestation.

Des élèves de l’école secondaire Joseph-François-Perrault avec leur pancarte.

Des élèves de l’école secondaire Joseph-François-Perrault

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blanchet

Avec des informations de Pascal Poinlane

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