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Maxime Pedneaud-Jobin se réjouit de la mise sur pied de l’opération CENTAURE

Maxime Pedneaud-Jobin répond aux questions d'un animateur devant le Musée de l'Histoire à Gatineau.

Maxime Pedneaud-Jobin est déterminé à ce que les cas de violence par armes à feu n'augmentent pas à Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre québécoise de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé, vendredi matin, la mise sur pied de l'opération CENTAURE (Coordination des efforts nationaux sur le trafic d’armes, unis dans la répression et les enquêtes), au coût de 90 millions de dollars.

Avec cet investissement majeur, Québec espère diminuer le nombre de cas de violence par armes à feu à l'échelle de la province en perturbant l’approvisionnement des groupes criminels.

Pour le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, il s'agit d'une excellente nouvelle. Même si le problème est loin d'être aussi criant en Outaouais que dans certaines villes québécoises, comme Laval, Longueuil et Montréal, la fréquence des crimes du genre dans la capitale fédérale n'est pas à négliger.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) dénombre 62 fusillades sur son territoire en 2021, dont 8 mortelles. Pour sa part, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) fait face à un ou deux cas du genre annuellement.

À Gatineau, on est relativement épargné. Par contre, nos voisins à Ottawa font face à environ une fusillade et demie par semaine. On veut prévenir pour éviter que ça se produise chez nous, rappelle-t-il.

La prévention, le nerf de la guerre

Justement, en ce qui a trait à la prévention, le criminologue Irwin Waller est d'avis que cet élément devrait se trouver au cœur de la nouvelle Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu.

On n'annonce par d'argent pour la prévention. Ce qui est très clair pour moi, c'est que la science indique que pour réduire les homicides, la prévention est l'instrument le plus important, insiste le professeur de l'Université d'Ottawa.

M. Waller explique également que tant qu'il y aura une demande au Canada pour l'importation d'armes à feu en provenance des États-Unis, il sera difficile d'en limiter le trafic, étant donné la longueur de la frontière nous séparant de nos voisins du sud.

C'est très décevant de voir encore une annonce au Canada qui se limite à la répression et à l'augmentation des budgets de la police.

Une citation de :Irwin Waller, professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa

Quand les armes arrivent à Gatineau, je ne dirais pas qu'il est trop tard, mais on est en aval, à la fin du processus. On gère ça du mieux qu'on peut, mais il faut aller à la source, reconnaît M. Pedneaud-Jobin.

Plus de collaboration en vue

Par ailleurs, l'opération CENTAURE prévoit une meilleure collaboration des différents corps policiers afin d'empêcher le trafic d'armes. La Gendarmerie royale du Canada (GRC), le département de la Sécurité intérieure des États-Unis, la Police provinciale de l’Ontario (PPO) et la Sûreté du Québec (SQ) seront notamment appelés à communiquer de façon plus régulière.

La coopération entre les professionnels de nombreux organismes des forces de l'ordre est primordiale pour le succès continu de nos diverses opérations. La PPO demeure déterminée à soutenir les initiatives conjointes d'application de la loi et les enquêtes dans le but de lutter contre le crime organisé et d'autres activités illégales, a souligné Bill Dickson, le porte-parole de la Police provinciale de l’Ontario, par voie de communiqué.

La coordination provinciale entre l'ensemble des corps de police va être un atout pour nous, parce que l'information va mieux circuler.

Une citation de :Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Maxime Pedneaud-Jobin est d'avis qu'il s'agit un pas dans la bonne direction, mais il souhaite surtout que le gouvernement fédéral encadre les armes de poing de façon beaucoup plus stricte et que les armes d'assaut soient bannies du Canada.

Les armes d'assaut, ce sont des armes de guerre. Ça n'a pas d'affaire dans nos villes, dans nos maisons, ça n'a d'affaire nulle part, sauf à l'armée, conclut-il.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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