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Absolution sous conditions pour un ancien député fédéral après une dispute conjugale

Photo d'un homme devant un micro.

Marwan Tabbara a plaidé coupable de 3 chefs d'accusation.

Photo : Radio-Canada / Kate Bueckert/CBC News

CBC News

L'ancien député de Kitchener-Sud-Hespeler, Marwan Tabbara, a reçu une absolution sous conditions et a été placé en probation pour trois ans après avoir plaidé coupable de deux chefs d'accusation de voies de fait et d'un de présence illégale dans une maison d'habitation.

M. Tabbara a été inculpé à la suite d'une altercation avec une femme et un autre homme au printemps 2020 à Guelph, en Ontario.

Il était par ailleurs accusé d'entrée par effraction, avant que ce chef d'accusation soit changé lors d'une audience virtuelle jeudi en une accusation de présence illégale dans une maison d'habitation.

La Couronne et l'avocat de la défense ont déposé une demande commune pour que Marwan Tabbara reçoive une absolution sous conditions et une probation de trois ans, ce que le juge Michael Wendl a accepté.

M. Tabbara doit effectuer 40 heures de travaux communautaires chaque année pendant 3 ans et ne peut avoir aucun contact avec l'homme qu'il a agressé. Aussi, il :

  • doit se tenir à au moins 250 mètres de la femme à moins qu'elle ne déclare par écrit qu'il peut être plus proche;
  • fait face à une interdiction d'avoir une arme en sa possession pendant cinq ans;
  • doit fournir un échantillon à la banque de données génétiques de la GRC.

Des actes complètement déplacés

Mes agissements en 2020 étaient passibles de dénonciation et complètement déplacés, a déclaré l'ancien élu au tribunal, mais il ne s'est pas excusé auprès des deux victimes.

J'ai travaillé dur toute ma vie [...] Je voulais servir ma communauté parce qu'elle m'a tant donné.

M. Tabbara faisait partie du caucus libéral à la Chambre des communes lorsqu'il a été arrêté et accusé en avril 2020. Cette arrestation n'a été signalée dans les médias qu'en juin. Le premier ministre Justin Trudeau avait alors déclaré avoir appris les accusations quelques jours seulement avant qu'elles ne soient signalées.

La police de Guelph a initialement déclaré que les informations sur l'arrestation de Tabbara n'avaient pas été rendues publiques parce que les agents impliqués ne savaient pas qu'il était un député en exercice, mais il s'est avéré plus tard que ce n'était pas vrai.

L'accusé a depuis démissionné du caucus libéral et a siégé en tant que député indépendant pour le reste de son mandat. Il n'a pas présenté de candidature lors des élections fédérales de lundi.

Bagarre dans une maison de Guelph

Le procureur de la Couronne Ian Bulmer a expliqué au tribunal que le 9 avril 2020, M. Tabbara s'était rendu dans une maison à Guelph pour parler à son ancienne petite amie.

L'accusé a frappé à la porte et a demandé à parler à la femme. Sans réponse, il est entré dans le domicile, s'est disputé avec un homme qui était présent à qui il a donné plusieurs coups de poing. La femme a tenté d'intervenir et Marwan Tabbara l'a saisie et emmenée à l'extérieur de la maison, selon Ian Bulmer.

Elle est sortie avec lui et a eu une discussion animée sur le désir de réconciliation de M. Tabbara.

L'homme et la femme ont tous deux appelé le 911. La police est arrivée à 23 h 15 et a trouvé l'élu assis dans la maison. Il a été arrêté sur les lieux.

La femme n'a pas été blessée. L'homme avait un poignet endolori, une ecchymose à la tête et des maux de tête.

De très mauvais choix

L'avocat de Marwan Tabbara, Scott Hutchison, a déclaré qu'après cette nuit-là, son client a demandé de l'aide et a consulté pour gérer sa colère dans les semaines suivantes.

Il a noté que l'accusé n'avait aucun casier judiciaire et aucune autre interaction avec la justice pénale.

Selon l'avocat, son client était stressé à cause de la famille, du travail et de la pandémie.

Dans les circonstances, il a fait de très mauvais choix ce soir-là, a-t-il déclaré.

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