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Le personnel de 9 CPE en Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec en grève

Une trentaine de personnes manifestent à Amos.

Le 24 septembre est une première journée de grève d'un mandat qui en comprend 10.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Radio-Canada

Le personnel de neuf CPE en Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec manifeste aujourd’hui à Amos.

Leur convention collective est échue depuis plus de 18 mois. Le salaire, la charge de travail, le recrutement et la rétention du personnel sont au cœur des préoccupations.

Si on fait une comparaison avec une technique équivalente, c’est 16 % moins cher payé en CPE pour le même niveau d’éducation, précise Roxanne Brassard, vice-présidente régionale Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) affiliée à la CSN.

Jeudi, le gouvernement Legault a annoncé des primes pour augmenter le nombre d'infirmières dans le réseau public. Roxanne Brassard rappelle qu’il y aussi une pénurie d’éducatrices en CPE.

Au lendemain d’une annonce comme ça de la part du gouvernement, dernièrement, les négociations du secteur public se sont terminées et il n’y avait pas trop d’argent et tout d’un coup, ils sortent d’aussi gros montants que ça. C’est sûr qu’au niveau du salaire, on a un énorme rattrapage à faire en CPE. Pour le moment les offres qu’ils nous font c’est vraiment insuffisant. On espère qu’on va avoir notre partie de cette enveloppe-là, indique la vice-présidente régionale FSSS-CSN.

Environ 200 travailleurs sont réunis à Amos entre 10 h 30 et 14 h 30 devant les bureaux de la députée d’Abitibi-Ouest Suzanne Blais, qui est absente.

Une vingtaine de personnes marchent sur un trottoir d'Amos, munis de banderoles et de ballons.

Le personnel de neuf CPE de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec est réuni à Amos pour la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Pour Véronique Côté, éducatrice au CPE des Petits lutins à Lorrainville, il est évident que si les conditions de travail étaient meilleures, la pénurie de personnel serait moindre.

C'est clair. On manque de personnel, les conditions ne sont pas là. Si on avait de bonnes conditions, c'est tellement un beau métier, c'est le meilleur métier du monde d'être avec les enfants. Il faut que le gouvernement bouge et il faut qu'il nous écoute. On est des travailleurs essentiels, qu'il nous le prouve, lance-t-elle.

Des manifestations sont organisées ce vendredi dans plusieurs régions de la province.

C'est un message très clair. La grève, ce n'est pas une mesure qu'on prend à la légère, affirme Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec CSN. Les filles aujourd'hui sont rassemblées pour envoyer un message extrêmement clair à la députée, mais aussi à l'ensemble du gouvernement.

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