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Une première journée de grève dans les CPE de l’Est-du-Québec

Éducatrices avec des pancartes sur le bord du boulevard René-Lepage à Rimouski.

À Rimouski, de nombreuses éducatrices sont sorties dans la rue pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Radio-Canada

Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) de l'Est-du-Québec ont tenu la première de 10 journées de grève, vendredi.

Les syndiquées affiliées à la CSN et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) ont adopté ce moyen de pression afin d'accroître la pression sur le gouvernement dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives, échues depuis 18 mois.

Les offres salariales que le ministère a faites, c'est ridicule, ça ne nous convient pas.

Une citation de :Julie Pellerin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la Manicouagan

Les travailleuses sont épuisées, avec toute la pandémie, elles n'ont eu rien du tout, même pas une prime. Je vous dirais que, là, c'est le point de rupture. Les travailleuses n'arrêteront pas leurs moyens de pression tant que le ministère n'aura pas donné les conditions que les travailleuses ont demandées, a affirmé Julie Pellerin, en marge d'une manifestation à Baie-Comeau.

Une mascotte et une éducatrice avec une pancarte dans la rue.

Les syndiqués souhaitent que des solutions soient mises en place pour résoudre la surcharge de travail et les difficultés de recrutement.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Dans l'Est-du-Québec, les éducatrices ont également manifesté à Rimouski, Rivière-du-Loup, Bonaventure, Gaspé et Sept-Îles.

Présente à la manifestation de Gaspé, la députée péquiste Méganne Perry-Mélançon a d'ailleurs annoncé qu'elle souhaite, à l'instar des travailleuses, que le gouvernement valorise la profession d'éducatrice à la petite enfance.

Le mandat de grève en Gaspésie a été voté dans une proportion de 99 %. Visiblement, le gouvernement ne répond pas aux attentes et contribue, par son attitude, à accentuer la pénurie de personnel dans les CPE, soutient la députée de Gaspé.

Dans l'ensemble de la province, le mandat de grève a été adopté à 97 %.

Manifestantes masquées dans la rue.

À Sept-Îles, la grève touche les éducatrices de plus de 300 enfants.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les 11 000 syndiqués de la province demandent à Québec de trouver des solutions pour résoudre notamment la surcharge de travail, les difficultés de recrutement et le manque de personnel.

Ils revendiquent également des augmentations salariales pour tous les titres d'emploi.

On ne reçoit plus de CV

Dans notre réseau, on manque de personnel, ça devient critique, on parle de plus en plus de bris de service, déplore la directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne.

En ce moment, on n'attire plus et on ne retient plus les éducatrices. [...] On ne reçoit plus de CV, les éducatrices quittent vers d'autres milieux.

Une citation de :Odette Lavigne, directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord

Mme Lavigne considère que si les éducatrices étaient payées à leur juste valeur, la situation ne serait pas aussi difficile.

Éducatrices avec des pancartes dans la rue.

La convention collective des éducatrices est échue depuis 18 mois.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Une personne qui a la même technique d'éducation à la petite enfance peut se diriger vers le milieu scolaire et elle sera mieux payée, explique-t-elle.

Les dates des autres journées de grève n'ont pas été annoncées pour l'instant, mais le syndicat s'engage à informer les parents d'avance.

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