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Grève des travailleurs en CPE de l’Outaouais vendredi

Des personnes tiennent une banderole où on lit Secteur CPE Outaouais.

Les travailleuses et travailleurs des 21 CPE de l'Outaouais tiennent la première de 10 journées de grève vendredi.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Des travailleurs et travailleuses en CPE de l’Outaouais manifestent devant les bureaux du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, vendredi.

Cette première journée de grève survient à la suite de l’adoption de moyens de pression des syndicats des centres de la petite enfance affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).

L’organisation syndicale, qui représente environ 600 travailleurs en Outaouais, s’est donné un mandat de grève de dix jours le 9 septembre. Ce sont 21 centres de la petite enfance qui sont touchés par cette première journée de grève en Outaouais.

Dans l'ensemble du Québec, 11 000 employés des centres de la petite enfance débraient vendredi.

En entrevue à l’émission Les matins d’ici, Najoua Zitouni, vice-présidente à la négociation et aux griefs du Syndicat des travailleuses et travailleurs en CPE de l'Outaouais, s’est dite désolée des inconvénients que la manifestation peut causer pour les parents.

C’est désolant que les parents aient à subir les conséquences du mépris du gouvernement envers les travailleurs dans les CPE, mais pour nous, c’est un mal nécessaire pour la sauvegarde du réseau.

Une citation de :Najoua Zitouni, Syndicat des travailleuses et travailleurs en CPE de l'Outaouais

 Nous avons été extrêmement déçues des offres du gouvernement. Il propose une augmentation allant jusqu’à 12 % pour les éducatrices qualifiées uniquement, alors qu’elle fond considérablement pour les autres titres d’emploi, tout aussi indispensables pour les enfants et leurs parents, avait indiqué Najoua Zitouni, vice-présidente à la négociation et agente de griefs au Syndicat des travailleuses et des travailleurs en CPE de l'Outaouais en septembre.

Les syndiqués souhaitent accroître la pression sur le gouvernement dans le cadre des négociations entourant le renouvellement de leurs conventions collectives.

Les travailleurs des CPE affirment que la dernière offre financière du gouvernement est insuffisante. Ils estiment que rien n'est fait pour sauver le réseau et empêcher les employés de quitter la profession.

Les salaires des éducatrices sont le principal point d’achoppement dans les négociations. Le gouvernement du Québec offre des augmentations salariales de 12 % sur quatre ans. Cela ferait passer le salaire des éducatrices qualifiées en CPE de 25,15 $ l’heure à 28,25  $ l’heure (au dernier échelon salarial).

Les éducatrices réclament plutôt la parité avec le milieu scolaire et des augmentations de plus de 20 % sur la même période.

Sans convention collective depuis maintenant 18 mois, les travailleuses et travailleurs en CPE demandent des solutions concrètes pour résoudre la surcharge de travail, les difficultés de recrutement et le manque criant de personnel engendrant des bris de service, peut-on lire dans un communiqué partagé vendredi par la FSSSCSN.

En Outaouais, les manifestants vont se rassembler aux Galeries de Buckingham vers 10 h 15 et vont marcher jusqu’au bureau du ministre Lacombe.

Selon Mme Zitouni, le gouvernement montre un manque de reconnaissance envers les employés du milieu.

L’[offre] que le gouvernement a faite, c’est du mépris face à notre profession. On tient à bout de bras ce réseau-là, on a répondu présent dès la première journée de la pandémie, soutient-elle. Les filles sont épuisées […] et la conséquence, c’est que les éducatrices désertent ce milieu.

Également au micro de l’émission matinale d'Ici Ottawa-Gatineau, le ministre de la Famille et député de Papineau, Mathieu Lacombe, a dit que les éducatrices ont droit à un rattrapage salarial.

Mathieu Lacombe répondait aux questions des journalistes en mêlée de presse le mercredi 8 septembre 2021.

Le ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, croit que les parties peuvent en arriver à une entente.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

C’est mon travail de m’assurer que le réseau fonctionne de la meilleure façon possible, que les parents puissent se trouver une place et que les éducatrices aient les outils pour bien s’occuper de nos enfants. Ce n’est clairement pas parfait, mais on a fait du chemin en tabarouette depuis qu'on est arrivé. 

Le ministre Lacombe se dit persuadé qu’une entente pourrait être signée prochainement à la table de négociation. Selon lui, le gouvernement est prêt à négocier et veut régler le dossier rapidement.

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