•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Statut vaccinal : fin du partenariat entre Hyundai et Guillaume Lemay-Thivierge

Guillaume Lemay-Thivierge sur le plateau de Bonsoir bonsoir!

Guillaume Lemay-Thivierge

Photo :  La production est encore jeune / Karine Dufour

Radio-Canada

Après près de 13 ans de collaboration, Hyundai Canada et Guillaume Lemay-Thivierge ont confirmé avoir mis fin à leur partenariat dans une « décision mutuelle », après que La Presse eut révélé que l'acteur avait perdu un contrat de réalisation faute d'avoir reçu ses deux doses de vaccin contre la COVID-19.

Nous apprécions les années de dévouement de M. Lemay-Thivierge envers Hyundai et lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs, a précisé Hyundai Canada, dans une brève déclaration aux médias.

Guillaume Lemay-Thivierge a quant à lui réagi dans une courte vidéo publiée sur son compte Facebook.

C'est pas sans émotion que je vous annonce pour les raisons que vous devinez bien que la relation que j'entretiens depuis presque 13 ans avec la compagnie Hyundai prend fin aujourd'hui. Je les remercie pour toutes ces belles années et je leur souhaite le plus grand succès du monde.

Quelques heures plus tôt, l'acteur avait expliqué sa position en déclarant qu'il avait besoin d'y aller à [son] rythme.

À ce jour, je n’ai jamais partagé ou pris position dans les médias au sujet de mon statut vaccinal ou sur celui de quiconque, a dit l'acteur dans une lettre envoyée à des médias.

Le fait qu'il soit vacciné ou non est une information personnelle et confidentielle qui n'aurait jamais dû se retrouver [sur] la place publique, soutient-il dans sa missive.

Selon La Presse, Guillaume Lemay-Thivierge devait réaliser des épisodes de la série District 31 cet automne. Or, son statut de non-vacciné l'aurait empêché d'obtenir ce contrat, qui exige de travailler de près avec les acteurs, a indiqué une source citée par le quotidien.

En date de ce jour, je continue à me renseigner sur les vaccins et les effets de ceux-ci.

Une citation de :Guillaume Lemay-Thivierge, acteur et animateur

L'acteur et animateur de 45 ans affirme qu'il avait l'intention de recevoir un vaccin avec lequel il se sentait à l'aise, et qui devait être disponible en septembre. Sans nommer de quel vaccin il s'agit, il indique que l'homologation de ce produit a été reportée.

Il ajoute que son intention d'être protégé et de protéger les autres demeure une priorité.

Hyundai Canada, dont Guillaume Lemay-Thivierge est le porte-parole depuis plus d'une dizaine d'années, s'est dite en désaccord avec les commentaires attribués à l'acteur tels que rapportés dans La Presse.

Après la publication du reportage, l'entreprise a contacté M. Lemay-Thivierge pour clarifier sa position, a expliqué Jennifer McCarthy, directrice nationale des relations publiques à Hyundai Canada.

Radio-Canada, qui diffuse District 31, n'a pas voulu commenter le cas de Guillaume Lemay-Thivierge. Un porte-parole a fait savoir que CBC/Radio-Canada se conformait rigoureusement aux directives de santé publique provinciales et fédérales, et encourageait ses employés qui le peuvent à se faire vacciner.

En début d'après-midi vendredi, le comédien a tenu à préciser son opinion dans une vidéo qu'il a partagée sur sa page Facebook.

Une approche au cas par cas, affirme l’UDA

En entrevue à Tout un matin, vendredi, la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent, n’a pas voulu commenter directement l’affaire. Elle a cependant indiqué que la mission de son organisme n’est pas de respecter nécessairement les opinions personnelles et les libertés individuelles, [mais] de voir à la sécurité du plus grand nombre d’artistes.

À partir du moment où je ne peux pas me protéger, forcément il doit y avoir une garantie que la personne qui est devant moi et avec qui j’ai, par exemple, à jouer une scène d’amour, ou à chanter face à face, a reçu sa double vaccination, a dit Sophie Prégent au micro de Patrick Masbourian.

Sophie Prégent, présidente de l'Union des artistes.

Sophie Prégent

Photo : Radio-Canada

Elle appuie ses propos sur un extrait du Guide de normes sanitaires pour le secteur des arts de la scène, les salles de spectacle et les cinémas – COVID-19 de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qu’elle a lu en partie en ondes : Pour répondre aux exigences du Guide [...], l’employeur doit s’assurer que ses travailleurs sont vaccinés adéquatement.

L’UDA n’exige pas la vaccination pour ses membres. Elle se pose comme médiateur dans de potentielles situations de conflit entre les productions et les artistes.

La présidente de l’UDA a donné comme hypothèse un tournage qui aurait lieu dans un endroit exigu, un cas dans lequel l’exigence professionnelle justifierait l’imposition d’une vaccination adéquate.

À l’inverse, quelqu’un qui serait animateur et qui pourrait être isolé des autres, avec la garantie qu’il porterait son masque quand ça ne tourne pas et respecterait la distanciation, ne devrait pas, selon l’UDA, subir de répercussion contractuelle.

L’Union a le devoir de protéger les artistes, peu importe leur opinion, estime Sophie Prégent.

Avec des informations de Louis-Philippe Ouimet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !