•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un chat mis en adoption après une « erreur humaine » de la SPA

Un petit chat.

Laurence Frappier souhaite ardemment retrouver ce chaton.

Photo : Gracieuseté de Laurence Frappier

Emy Lafortune

Une Estrienne qui souhaitait adopter un chaton errant a eu une bien mauvaise surprise. Après l'avoir confié à la Société protectrice des animaux (SPA) de l’Estrie pendant quelques jours dans le cadre d'un processus de routine, elle a appris qu'il avait été mis en adoption et vivait maintenant avec une autre famille.

Laurence Frappier dit avoir trouvé le chat en août. Il était alors mal en point et semblait abandonné. Elle a commencé à l’apprivoiser. Ça ne faisait pas super longtemps que j’avais ce chat-là, mais le lien affectif était quand même créé, et je le considérais déjà, à ce moment-là, comme mon chat à moi.

Elle a appelé la SPA pour savoir comment officialiser l’adoption du félin. Ils m’ont dit que puisqu’à la base, il était un chat errant, il fallait que je passe par eux pour vérifier s’il y avait des signalements. [...] Comme ça, on pouvait être certains qu’il n’avait pas de propriétaire. Ce processus prend 72 heures. La SPA peut ensuite offrir des soins vétérinaires comme la stérilisation et la pose d’une micropuce. Ces soins viennent cependant avec une plus longue période d’attente. 

J’aurais pu passer par un vétérinaire pour obtenir les soins dont il avait besoin, mais je voulais avoir la conscience claire qu’il n’avait pas déjà une famille, donc j’ai décidé de quand même passer par la SPA et de suivre les recommandations à la lettre, raconte Mme Frappier. Elle a donc amené le chat aux locaux de l'organisme. Sur place, des employés lui auraient demandé d’attendre leur rappel.

Sans nouvelles deux semaines et plusieurs tentatives de contact plus tard, Laurence Frappier s’est présentée aux locaux de la SPA dans l'espoir d'obtenir plus d’informations. Une commis lui a alors annoncé que le chat avait été mis en adoption trois jours après avoir été confié à l'organisme.

Au moment où moi j’apprends ça, on est rendus le 17 septembre, ça fait déjà deux semaines que le chat était dans sa famille. J’étais choquée en apprenant ça, sur le coup, je me suis juste mise à pleurer. 

Une citation de :Laurence Frappier

Après avoir parlé à des employés de la SPA, qui lui ont notamment proposé d’adopter un autre chat, Laurence Frappier a publié sa mésaventure sur Facebook. Elle souhaitait ainsi retrouver la famille d'adoption de son compagnon, sans succès.

Elle a aussi rencontré la coordinatrice de la SPA, et dit attendre un retour de la directrice des opérations de l'organisme depuis plusieurs jours. 

Une erreur humaine  

La porte-parole de la SPA de l’Estrie Tamara Neeley explique qu’une erreur humaine a été commise dans ce dossier. 

On avait pris en note le fait de rappeler la citoyenne par la suite [de la quarantaine du chat] pour lui proposer l’adoption du petit chaton. Malheureusement, ce qui est arrivé, c’est une erreur humaine de la part de notre équipe. La note au dossier du chaton n’a pas suivi, et le chat est entré dans le processus de la SPA. Il a été stérilisé, vermifugé, micropucé, et quand il était prêt, il a été mis dans une salle d’adoption, où une autre famille a procédé à son adoption, souligne-t-elle.

Quand l’erreur a été trouvée, on a pris connaissance du problème. On l’a rencontrée personnellement[...], surtout pour lui offrir nos excuses, parce que c’était une erreur de manipulation de notre part, on ne s’en cache pas, ajoute-t-elle.

Elle dit que l’organisme a voulu apprendre de cette erreur, et a rencontré ses employés pour que ce genre de situation ne se reproduise pas. La SPA a aussi offert d’aider Mme Frappier à adopter un autre chat quand elle sera prête .

On a fait nos excuses à la citoyenne. On est tous des gens ici qui adorent les animaux, on peut comprendre sa peine.

Une citation de :Tamara Neeley, porte-parole de la SPA de l'Estrie

Mme Neeley souligne aussi que l’équipe de la SPA a contacté la famille qui a adopté le chat pour lui expliquer la situation. Pour le moment, ce qu’ils nous ont signalé, c’est qu’ils souhaitaient garder le chaton, chose qu’on doit aussi respecter de notre côté

Laurence Frappier dit comprendre que la SPA ne puisse pas forcer la famille à rapporter le chat. Si la famille refuse, je comprends qu’on ne peut pas faire grand-chose de plus. Ce que j'aurais apprécié, c’est qu’on soit plus transparents avec moi et qu’on essaie de m’aider dès le début [...]. J’aurais aimé qu’on m’explique la situation clairement, qu’on informe la famille dès le départ, qu’on me montre un peu plus de compassion qu’on m’a montré, soutient-elle.

Elle souhaite aussi transmettre un message à ceux qui ont adopté l'animal. Je ne sais pas comment la SPA vous a expliqué la situation. Par contre, je peux vous dire que ce chat-là avait déjà une famille et qu’on l’aimait beaucoup. Je sais que ça fait longtemps qu’il est avec vous, et que c’est difficile de se séparer de ce chat-là, mais ce qu’on aimerait le plus, c’est d’être en mesure de le ravoir.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !