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La GRC du Yukon s’excuse dans une affaire de pédophilie

Scott Sheppard, la main sur la bouche, lors d'une conférence de presse.

Le surintendant en chef, Scott Sheppard, a maintes fois admis, jeudi, la responsabilité de son service dans l'enquête concernant un pédophile dans une école de Whitehorse.

Photo : Radio-Canada / Jackie Hong

Radio-Canada

Dans un point de presse conjoint, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le ministère de l’Éducation du Yukon ont formellement présenté, jeudi, leurs excuses aux parents d'une école primaire, ainsi qu’au public en lien avec une affaire de pédophilie.

Le surintendant, Scott Sheppard, a affirmé qu’il était, à ses yeux, évident que la GRC aurait dû faire mieux.

Nous aurions dû être plus vigilants et travailler de plus près avec nos partenaires et l’école Hidden valley pour trouver d’autres victimes possibles. [...] J’aimerais profiter de l’occasion pour présenter nos excuses au nom de la GRC à toutes les familles touchées.

À l’automne 2019, l'aide-enseignant William Auclair-Bellemare a été accusé d’agressions sexuelles sur un élève dont il avait la responsabilité. L’homme a plaidé coupable aux accusations et a purgé une peine d'emprisonnement de six mois suivie de deux ans de probation.

L’affaire n'a été rendue publique, toutefois, que l'été dernier, quand les parents de la victime ont initié une poursuite contre l'agresseur et le gouvernement territorial devant la Cour civile du Yukon. Ils tiennent le gouvernement responsable pour avoir embauché l’homme.

Ce n’est qu’une fois l’affaire dans les journaux que d’autres parents ont entamé les discussions difficiles avec leurs enfants, menant au dépôt, il y a deux semaines, de sept nouvelles accusations impliquant deux autres victimes potentielles.

Je ne suis pas content de devoir m'asseoir ici et expliquer ce que je considère comme une très, très grave erreur.

Une citation de :Scott Sheppard, surintendant en chef de la GRC au Yukon

La GRC du Yukon a maintenant mandaté l'unité des crimes graves de la Colombie-Britannique pour revoir le déroulement de l'enquête et mieux comprendre les raisons qui expliquent ces failles.

La sous-ministre visiblement ébranlée

La sous-ministre à l'Éducation Nicole Morgan, émotive, a elle aussi porté le blâme d'avoir rompu le lien de confiance entre le gouvernement, les parents et le public.

Il n’y a rien de plus important, a-t-elle lancé dans les premiers mots de son allocution, que le bien-être, la sécurité et la protection des enfants dont nous avons la responsabilité.

Nicole Morgan et Ryan Sikkes à une table, derrière des micros.

La sous-ministre à l'Éducation, Nicole Morgan (à droite), et le sous-ministre adjoint, Ryan Sikkes (à gauche), ont exprimé leurs regrets lors d'une conférence de presse, jeudi, à Whitehorse.

Photo : Radio-Canada / Jackie Hong

Avec le recul, nous regrettons de ne pas avoir été capables de trouver une façon, avec la GRC, de communiquer de façon ciblée et discrète avec d’autres familles tout en protégeant la confidentialité et en respectant l’ordonnance de non-publication.

Une citation de :Nicole Morgan, sous-ministre, Éducation

Les responsables des deux institutions ont rencontré les parents de l’école lors d’une session privée, mercredi soir. Selon la sous-ministre, cette rencontre a permis de souligner l’importance de modifier les canaux de communication et le soutien aux familles.

Nicole Morgan affirme que son ministère travaille étroitement depuis plusieurs semaines avec le bureau de la Défenseure à l’enfance et la jeunesse du Yukon, qui a ouvert une enquête sur les procédures systémiques.

Les responsables attendent par ailleurs les conclusions de l’enquête indépendante de la GRC de la Colombie-Britannique, qui sont attendues au cours des prochaines semaines.

À noter que l'accusé a également travaillé à l'École Émilie-Tremblay dans les années précédant les gestes faisant l’objet de poursuites judiciaires.

Aucune plainte au sujet de méfaits possibles n'a été rapportée, selon la Commission scolaire francophone du Yukon, qui refuse toutefois de commenter, s’en tenant à un communiqué de presse publié le 16 septembre.

En entrevue à Radio-Canada, Nicole Morgan a admis ne pas avoir informé la Commission scolaire francophone du Yukon au moment où elle a pris connaissance des premières accusations. La sous-ministre a réaffirmé son intention de revoir les façons de faire de son ministère.

D'après les informations de Jackie Hong

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