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Un tipi à l’école pour enseigner la réconciliation

L'École Jours de Plaine veut valoriser la culture autochtone.

Un tipi devant les drapeaux franco-manitobain et métis.

Un tipi est érigé à l’École Jours de Plaine grâce à l'aide des aînés anishinabés Roxanne et Dave Shuttleworth.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Radio-Canada

Les élèves de l’École Jours de Plaine à Laurier, au Manitoba, ont dorénavant un tipi dans leur cour d’école. L’installation de cet espace autochtone s’inscrit dans l’engagement de « valorisation et de respect de la culture et des enseignements des peuples autochtones » de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Sous le regard curieux des élèves, le tipi a été construit mercredi, lors d’une cérémonie guidée par deux aînés de la Nation anishinaabe, en amont de la Semaine de la vérité et de la réconciliation (Nouvelle fenêtre) qui a lieu du 27 septembre au 1er octobre.

Les enfants ont pu poser leurs questions au moment de l’érection de cet abri autochtone. Ils ont appris que 13 des 15 poteaux utilisés pour monter la structure portent chacun un enseignement comme l’amour, l’obéissance, le respect, la force spirituelle ou la pensée positive.

Un tipi est en construction par des élèves le 23 septembre 2021.

L’École Jours de Plaine à Laurier sera la première de plusieurs écoles de la DSFM à intégrer de façon permanente un tipi dans sa cour.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Le chantier de construction du tipi a commencé par des chants et prières silencieuses.

Avant d’être relocalisés dans des réserves, on vivait dans des tipis. C’était notre maison. Ils étaient faits de tout ce que la terre nous offrait, indique Dave Shuttleworth, un aîné qui a participé à la cérémonie de construction du tipi.

La DSFM entend valoriser la culture des peuples autochtones à travers le tipi à l’école et veut l’intégrer dans le cursus scolaire.

Ça fait des années qu’on parle de perspectives autochtones à l’École Jours de Plaine, mais c’est nouveau d’avoir un tipi. […] Ça va être comme une salle de classe dehors. Les enseignants seront libres de venir ici enseigner leur classe ou de lire des histoires à leurs élèves, explique la directrice Leah Delaurier-Bray, qui sent un engouement de la part des enseignants pour ce nouvel espace.

 Leah Delaurier-Bray vêtue d'un chandail orange debout à côté d'un tipi.

La directrice de l’école Jours de Plaine, Leah Delaurier-Bray.

Photo : Radio-Canada

Tous vêtus en orange, les élèves ont eu la chance de se plonger dans la culture autochtone et de parler de réconciliation.

Ce que j’ai appris des aînés, c’est juste leur grande ouverture et leur sagesse. Ils ont tellement d’expériences vécues et ils peuvent apporter beaucoup à la communauté scolaire. Dans le passé, nous n’avions jamais eu la chance d’avoir des aînés à l’école et j’ai adoré leur présence, raconte Amy Gudmundson, une élève de 12e année.

Dans un communiqué de presse, la DSFM indique qu’en plus de permettre aux communautés scolaires de participer aux efforts de réconciliation, ce projet accompagne les étudiants dans leur construction identitaire. Plusieurs élèves de l’École Jours de Plaine s’identifient à la communauté métisse.

Avec les informations de Godlove Kamwa

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