•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire : le débat se transporte dans les municipalités des CUPR

Un homme vaccine une femme.

Des municipalités de l'est ontarien envisagent la vaccination obligatoire de leurs employés.

Photo : (Gaelen Morse/Reuters)

Après les villes d’Ottawa et de Toronto, voilà que d’autres municipalités ontariennes envisagent de rendre obligatoire la vaccination contre la COVID-19 pour leurs employés.

Dans l’est ontarien, le débat a repris de plus belle à la suite d’une récente recommandation faite par le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) qui recommande fortement que tous les employeurs mettent en œuvre une politique en ce sens.

Dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), seule la Municipalité de La Nation a élaboré, jusqu’à présent, une politique sur les vaccins pour son personnel.

Une ébauche doit d’ailleurs être présentée aux membres du conseil pour approbation, lundi.

Les membres du conseil municipal de la Ville de Hawkesbury auront aussi bientôt une politique de vaccination à se mettre sous la dent.

À Casselman, les élus locaux vont discuter du sujet à leur prochaine réunion ordinaire, et ce, même si le taux de vaccination des employés municipaux dépasse 97 %.

À ce chapitre, le maire de l’endroit, Daniel Lafleur, croit qu’il est préférable pour sa municipalité de prendre les devants plutôt que d’être à la traîne.

Soyons avant-gardistes. Pensons également aux gens vulnérables. Je suis une de ces personnes-là. Moi, j’ai eu trois vaccins jusqu'à maintenant. Je suis capable de dire que ça va très bien, tient à signaler le maire de Casselman.

Photo du maire devant l’hôtel de ville lors d'une entrevue.

Le maire de Casselman, Daniel Lafleur (Archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La Municipalité d’Alfred-Plantagenet fera aussi de même dans un proche avenir.

[Initialement], on ne voyait pas [...] la nécessité [d’adopter une telle politique], car [...] nos employés sont vaccinés pratiquement à 95 %. [...] [Mais] c’est [un sujet] qu’on va soulever à nos réunions de conseil [afin] de voir où on va s’en aller avec ça, explique le maire d’Alfred-Plantagenet, Stéphane Sarrazin.

Par ailleurs, dans l’immédiat, les quatre autres municipalités des CUPR favorisent le statu quo.

Au Canton de Hawkesbury-Est, où 90 % des employés sont pleinement immunisés, le directeur général et trésorier de la Municipalité, Luc Lalonde, souligne qu'aucune décision n’a été prise à ce jour en lien avec l’élaboration d’une politique de vaccination.

À Clarence-Rockland, la question, explique le maire Mario Zanth, a fait l’objet de discussions à l’interne, les membres du conseil demeurant, ajoute-t-il, en mode observation pour l’instant.

Le directeur général de la Municipalité de Russell, Jean Leduc, indique pour sa part que son administration ne prévoit pas mettre en œuvre une [telle] politique à court ou à moyen terme.

Un homme pose en complet-cravate.

Mario Zanth, maire de Clarence-Rockland

Photo : Gracieuseté/Municipalité de Clarence-Rockland / Barnyard Studio du coin

Bien qu’ils en aient aussi discuté, les élus du Canton de Champlain n’envisagent pas non plus d'emprunter cette avenue à court terme.

Au final, le maire de Champlain, Normand Riopel, estime que la décision devrait reposer sur les épaules de la province et non sur celles des municipalités.

Je ne pense pas que c’est aux municipalités [...] de commencer à imposer une loi [sur la vaccination des employés]. En temps de pandémie [...], ça devrait être décidé à un niveau plus haut, croit Normand Riopel.

Discussions à huis clos aux CUPR

Plus tôt cette semaine, le sujet était à l’ordre du jour de la réunion régulière mensuelle des CUPR, le palier gouvernemental qui chapeaute les huit municipalités de la région.

La question a toutefois été abordée derrière des portes closes.

L’idée d'élaborer une politique d’immunisation contre la COVID-19 fait néanmoins son chemin chez les maires des CUPR.

[Le sujet] va être abordé au cours d'une réunion future, dit Stéphane Sarrazin, qui porte aussi le chapeau de président des CUPR.

Le gouvernement régional, faut-il le rappeler, est responsable des services ambulanciers à l’échelle du territoire, ainsi que d’une résidence de soins de longue durée publique à Hawkesbury qui a durement été touchée par une éclosion de COVID-19 l’automne dernier.

C’est sans compter les services sociaux des CUPR qui exploitent une agence de garde familiale assujettie aux règles du ministère de l'Éducation.

Dans ce cas-ci, une politique sur la vaccination contre la COVID-19 doit entrer en vigueur d’ici le début du mois d’octobre.

[Selon cette politique], les responsables de garde [devront] avoir leur deuxième [dose] ou bien faire les tests antigènes rapides. Sinon, nous [devrons] mettre fin à notre entente avec elles, a révélé la directrice des services sociaux des CUPR, Sylvie Millette, lors d’une réunion de comité plus tôt cette semaine.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !