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Marlène Boissonnault : les voyages formateurs pour une joueuse de hockey

L'Acadienne originaire de Dundee a été embauchée pendant quelques semaines par une équipe professionnelle de la Chine, pour jouer en Russie!

Marlène Boissonnault avec son gilet de hockey.

Marlène Boissonnault portant son gilet du KRS Vanke Rays de Shenzhen.

Photo : KRS Vanke Rays de Shenzhen

François Le Blanc

Marlène Boissonnault peut dire « mission accomplie », à la suite de son passage avec le KRS Vanke Rays de Shenzhen, une équipe de hockey professionnelle qui évolue dans une ligue féminine en Russie.

La gardienne de but acadienne a été embauchée pour une courte période de deux semaines et demie afin de participer à un camp d'entraînement et à un tournoi présaison de la WHL (Women Hockey League) de la Russie. Les Chinoises avaient des équipes inscrites dans cette compétition qui se déroulait à Sotchi.

Le KRS Vanke Rays de Shenzhen a gagné tous ses matchs et a gagné la médaille d'or.

Ah oui, ça faisait du bien, c'était vraiment plaisant! C'est dur à expliquer. Au bout du fil, Marlène Boissonnault semble bien heureuse de la victoire, mais aussi de son expérience.

À part le tournoi de l'Association des joueuses professionnelles de hockey (connu sous l'acronyme anglais de PWHPA), la jeune femme n'avait pas joué de match significatif depuis plus d'un an.

En Russie, elle a pu en jouer trois.

Du hockey professionnel, c'est du hockey professionnel, mentionne-t-elle. Ce sont des filles qui se dévouent beaucoup, c'est incroyable!

Elle constate que ce réseau de compétition professionnel n'existe pas au Canada, ce qui l'attriste. Elles ont une ligue qui est assez bien développée, elles sont en avance sur nous.

Il y a bien la Ligue nationale de hockey féminin, qui vient de changer de nom, aux États-Unis. Mais ce circuit est contesté par des joueuses d'élite.

Hockey sans frontière

Marlène Boissonnault a côtoyé des hockeyeuses qui sont membres des équipes olympiques de la Suisse, de la Russie et de la Chine, entre autres. Le niveau de jeu était relevé.

D'ailleurs, l'Acadienne a tissé des liens avec d'autres joueuses. Elle regardera les matchs aux prochains Jeux olympiques d'un autre oeil. Ce sera spécial [de regarder cela], je connaîtrai des joueuses dans presque toutes les équipes.

Adaptation

On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Marlène Boissonnault s'est beaucoup déplacée depuis ses débuts au hockey pour pratiquer le sport qu'elle aime, que ce soit au Canada ou aux États-Unis.

Cette fois-ci, c'était très différent. La cerbère défendait la cage d'une équipe chinoise dans un tournoi disputé en Russie. L'adaptation n'a pas été facile au début.

C'était extrêmement difficile de communiquer à l'extérieur de l'hôtel, raconte Boissonnault.

Par exemple, l'anglais n'est pas très parlé là-bas. On sortait une application sur notre téléphone, on tapait les mots en anglais et on avait une traduction en russe qu'on faisait lire [à notre interlocuteur]. C'était notre seule façon de communiquer. Oui, je suis sûre que des traductions n'étaient pas toutes adéquates!

Une citation de :Marlène Boissonnault

Par contre, dans l'entourage de l'équipe, sur le site de compétition et à l'hôtel, les organisateurs ont mis beaucoup d'efforts pour s'assurer que toutes les joueuses étrangères sont à l'aise.

Les Russes sont très amicaux, ajoute Marlène Boissonnault. Ils veulent vraiment aider les gens. Et, ils adorent le hockey!

La suite

Maintenant que son contrat est terminé, la gardienne retourne à Calgary où elle vit et étudie. Elle représente la métropole albertaine dans les tournois de la PWHPA.

Joueuses de hockey debout devant un filet de hockey, une gardienne de but est couché de côté sur la patinoire.

Marlène Boissonnault plonge pour bloquer un tir de Sarah Lefort dans un match de la tournée Secret Dream Gap de l'Association des joueuses professionnelles de hockey, la PWHPA.

Photo : The Canadian Press / Heather Pollock

On la verra donc à Truro, en Nouvelle-Écosse, du 12 au 14 novembre prochain.

Je me concentre sur la PWHPA présentement. Le futur est difficile à prédire [pour le hockey professionnel féminin], mais je mets mes efforts là, souligne-t-elle.

L'équipe aura des défis dans sa préparation. La recrudescence des cas de COVID-19 en Alberta a forcé l'annulation des entraînements. Il reste à voir si on peut avoir des exemptions pour nous, conclut Marlène.

C'est une autre embûche, car lors du tournoi de la Secret Cup, l'équipe de Calgary avait eu les mêmes problèmes.

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