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L’arrivée précoce des virus respiratoires engorge les centres de dépistage

Un enfant qui tousse.

L'hiver risque d'être très difficile, selon les pédiatres.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les files d'attente ne cessent de s'allonger au centre de dépistage de Sherbrooke depuis le début de la rentrée scolaire. Une des raisons : l'arrivée précoce de certains virus respiratoires, dont les symptômes peuvent être confondus avec la COVID-19.

Depuis la fin août, le nombre de tests effectués en Estrie a plus que doublé. La semaine du 20 août, 4711 tests de dépistage ont été faits, comparativement à 10 127 lors de la semaine du 10 septembre, soit deux semaines après le début des classes.

Déjà, en juillet dernier, les experts prévenaient qu'en raison d'une saison de la grippe anormalement faible en 2020, conséquence des mesures sanitaires liées à la pandémie de la COVID-19, les virus respiratoires pourraient resurgir beaucoup plus tôt dans la saison.

L'influenza, la gastro et le virus respiratoire syncytial, qui cause des infections respiratoires chez les jeunes enfants, font habituellement leur apparition vers la fin de l'automne ou au début de l'hiver. En 2020, l'Estrie avait été épargnée.

La prévision des scientifiques s'est avérée juste : cette année, l'assouplissement des mesures de santé publique dans de nombreux lieux ainsi que l'augmentation du nombre de contacts semblent notamment avoir favorisé l'émergence hâtive de ces maladies.

Difficile toutefois de différencier ces maladies de la COVID-19 sans test. Résultat, il y a plus de monde dans les centres de dépistage de la région.

Ce ne sont pas les seuls à connaître une hausse de l'achalandage : le département de pédiatrie à l'Hôpital Fleurimont est beaucoup plus occupé qu'à l'habitude en raison de ces virus qui se propagent plus tôt.

Selon les pédiatres, les hospitalisations sont aussi nombreuses que lors du pic des infections.

Nos étages ont une allure de mois de janvier très occupé. Avec les précautions que l'on doit prendre pour bien isoler les cas, en attendant leur test COVID négatif, et la pénurie de personnel, ça risque d'être un hiver extrêmement difficile, soutient la pédiatre Marie-Claude Roy.

La docteure soutient qu'une forte adhérence aux vaccins contre la COVID-19 et l'influenza devrait aider à limiter la surcharge, autant dans les centres de dépistages qu'au département de pédiatrie.

Avec les informations de Marion Bérubé

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