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Le taux d’inoccupation des bureaux au Canada à son plus haut depuis 1994

Plusieurs édifices de type gratte-ciel par une journée partiellement ensoleillée de juin.

Le taux d'inoccupation des bureaux au Canada atteint presque 16 %.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

La Presse canadienne

Le taux d'inoccupation des bureaux au pays a atteint au troisième trimestre son plus haut niveau depuis 1994 alors que de nouvelles offres continuent à se présenter sur le marché et que la quatrième vague de COVID-19 ralentit le retour au bureau, selon le plus récent rapport du groupe CBRE.

La société de services immobiliers commerciaux a indiqué jeudi que le taux d'inoccupation des bureaux au pays avait atteint 15,7 % au troisième trimestre. Il avait été de 15,3 % au trimestre précédent.

Nous espérions vraiment voir une plus grande impression de normalité en septembre, et malheureusement, cela a simplement été retardé ou reporté, a observé le vice-président de CBRE au Canada, Paul Morassutti.

Il a cependant souligné que le marché montrait des signes de résilience, notant que les prix étaient restés assez stables grâce aux propriétaires institutionnels qui sont prêts à patienter pendant une baisse probablement temporaire.

Je pense que tout le monde doit respirer profondément et se rendre compte que le marché des bureaux ne va pas disparaître.

Une citation de :Paul Morassutti, vice-président de CBRE au Canada

Un moins grand nombre d'entreprises cherchent à sous-louer leurs bureaux, a-t-il poursuivi, puisqu'elles anticipent un éventuel retour au bureau, tandis que de nombreuses entreprises reportent les décisions sur la superficie dont elles ont besoin jusqu'au renouvellement de leur bail.

Ce que nous constatons actuellement auprès des locataires, c'est que la plupart du temps, personne ne prend de décision importante. [Les entreprises] se concentrent d'abord sur un programme de retour au travail et sur la forme que cela peut prendre, a affirmé M. Morassutti.

Même si la plupart des entreprises n'ont pas pris de décisions fermes sur les répercussions du télétravail sur la demande future de bureaux, M. Morassutti juge que l'incertitude qui entoure le sujet est probablement la principale raison pour laquelle les institutions n'ont acheté aucun immeuble de bureaux au Canada ces deux dernières années.

Des bureaux toujours en construction

Il y avait environ 1,6 million de mètres carrés de locaux pour bureaux en construction au troisième trimestre, plus de la moitié au centre-ville de Toronto, en plus des quelque 7 millions de mètres carrés de locaux existants déjà disponibles.

Selon M. Morassutti, les entreprises technologiques seront essentielles pour créer une demande accrue dans ce domaine.

Je pense que la demande technologique va continuer d'être un énorme moteur pour les nouveaux espaces de bureau, c'est pourquoi je ne crois pas que le problème du travail à distance soit un problème aussi important que certains voudraient le faire croire, dit-il.

Il a ajouté qu'il n'y avait déjà pas beaucoup d'options pour les entreprises qui souhaitent de grands espaces, alors que le taux d'inoccupation du centre-ville de Toronto a diminué pour atteindre 9,9 % au troisième trimestre.

En tenant compte des marchés des banlieues, le taux d'inoccupation des bureaux de Toronto était de 13,7 % au plus récent trimestre, tandis que celui de Vancouver était de 7,4 %. Le taux d'inoccupation de Montréal se situait à 14,7 %, et celui de Calgary, où les sociétés pétrolières et gazières réduisent leur taille depuis des années, atteignait 30,1 %.

Le portrait est assez différent dans le secteur industriel, où la proportion de locaux vacants est faible, alors que la demande en matière de centres de distribution et de logistique reste à un niveau record.

Selon CBRE, le taux de disponibilité national des locaux industriels était de 2 % au cours du trimestre, tandis que plusieurs marchés, dont ceux de Vancouver, de London, de la région de Waterloo et de Toronto, ont des taux de disponibilité inférieurs à 1 %. Montréal n'est pas loin derrière avec un taux de disponibilité d'à peine 1,2 %.

Le secteur est restreint dans sa capacité de construire en raison d'une pénurie de terrains et de lois de zonage difficiles, et le Canada pourrait commencer à voir apparaître des entrepôts à plusieurs étages pour pallier cette situation, a estimé M. Morassutti.

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