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« Nous n’allons jamais pouvoir remplacer Francis Perron », dit Marcel Bellefeuille

Marcel Bellefeuille en mêlée de presse, dehors.

Marcel Bellefeuille, entraîneur de l’équipe de football des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Radio-Canada

L’équipe de football de Gee-Gees de l'Université d'Ottawa sera sur le terrain, samedi, à Kingston. Une manière de rendre hommage à Francis Perron, disparu tragiquement la fin de semaine dernière.

C’est un moment difficile pour notre équipe, pour la famille de Francis et pour tous les joueurs, a expliqué Marcel Bellefeuille, entraîneur-chef de l’équipe de football des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa.

Quelques jours seulement après la disparition de Francis Perron, mort le week-end dernier à Toronto, peu après un match, l’émotion était palpable dans la voix de l'entraîneur-chef, qui s'exprimait pour la première fois publiquement, en point de presse, jeudi après-midi.

Les derniers jours ont permis de parler avec les joueurs, a-t-il expliqué, de leur permettre d’exprimer leur peine et aussi de déterminer à quel point ils voulaient continuer à jouer, malgré le drame.

La santé mentale de nos élèves et de nos joueurs est la priorité. J’ai demandé à chacun ce qu’ils voulaient faire, s’ils étaient encore prêts à jouer, mentalement. Je sais que la situation est différente pour chacun. Je leur ai aussi demandé ce qu’ils voulaient faire pour Francis.

Résultat : l’équipe disputera sa rencontre de samedi, à Kingston, et rendra hommage au joueur et ami disparu, notamment en portant son numéro sur leur casque, par l’entremise d’une minute de silence et en affichant son maillot le long des lignes de touche pendant le match.

Un joueur de football a le regarde concentré pendant un match.

Francis Perron en était à sa 5e saison avec les Gee-Gees (Archives).

Photo : Gracieuseté de l'Université d'Ottawa / Greg Mason

Michael Pezzuto, qui s’est lui aussi présenté devant les médias, a été catégorique.

On croit que c’est ce qu’aurait voulu Frank, qu’on aille sur le terrain et qu’on gagne pour lui, a dit celui qui a partagé la ligne défensive avec Francis Perron pendant les quatre dernières années.

Mon plus beau souvenir, c’était le Panda 2019. Il a fait un touch down qui a scellé la game. C’est le moment le plus mémorable que j’ai vécu avec lui, a-t-il ajouté.

Mercredi, les joueurs se sont de nouveau entraînés, et un autre entraînement est prévu jeudi soir.

Un drame à plusieurs niveaux

Les réactions et messages de soutien ont afflué depuis la fin de semaine dernière. Des marques d'affection qui ne surprennent ni Michael Pezzuto ni Marcel Bellefeuille. Pour ce dernier, la disparition de Francis Perron est un drame à plusieurs niveaux.

Francis, c’était une personne très importante dans notre équipe. Je me souviens de lui comme quelqu’un qui faisait les choses avec excellence, il donnait l’exemple par ses actions, sur le terrain, au niveau académique. Nous n’allons jamais pouvoir remplacer Francis. On peut juste espérer être comme lui, que ce soit comme coach ou comme joueur. C’était un gars très spécial. Je vais beaucoup m’ennuyer de lui, a-t-il expliqué, la voix brisée. Pour un entraîneur, c’est difficile à deux niveaux : on est touché pour Francis, il nous manque, mais on voit aussi la tristesse de nos autres joueurs.

Il était excellent dans tous les aspects de sa vie et c’est ce que tu veux pour les joueurs et pour ton programme.

Une citation de :Marcel Bellefeuille, entraîneur-chef de l’équipe de football des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa

Son coéquipier et ami, Michael Pezzuto se souvient d’une personne respectée par tout le monde, quelqu’un qui menait par l’exemple et par ses actions, une personne qui aimait tout le monde et que tout le monde aimait.

C’était vraiment quelqu’un qui était là pour ses amis et pour les gens. Il mettait beaucoup de monde avant lui. Sur le terrain, dans la classe, dans le gymnase, n’importe où, avec ses amis, dans le social, avec sa conjointe, il était parfait dans tout ce qu’il faisait. C’était quelqu’un sur qui tu pouvais compter. Il m’a aidé avec beaucoup de mes problèmes, a-t-il partagé.

Avec les informations de Jonathan Jobin

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