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Des manifestants réclament un contrôle permanent des loyers en Nouvelle-Écosse

« Je ne sais pas où Tim Houston pense que ces personnes vont aller quand leur loyer va augmenter. Ils devront quitter leur appartement et vivre dans la rue. »

Une femme lève au-dessus de sa tête une affiche sur laquelle on peut lire « Contrôle des loyers maintenant ».

Des manifestants réclament un contrôle permanent des loyers, le 23 septembre 2021 devant l'édifice de l'Assemblée législative de Nouvelle-Écosse, à Halifax.

Photo : CBC / Paul Palmeter

Radio-Canada

À l’invitation du groupe antipauvreté ACORN Nouvelle-Écosse, des manifestants se sont rassemblés jeudi devant le bâtiment qui abrite l’Assemblée législative provinciale et réclament des mesures permanentes pour limiter les hausses des loyers.

La Nouvelle-Écosse n’a pas de loi provinciale qui contrôle les prix du loyer, mais à l'automne 2020, des mesures temporaires ont été adoptées par l’ancien gouvernement libéral. Elles limitent à 2 % les hausses de loyer jusqu’à la fin de l’état d’urgence déclaré pour la pandémie, ou jusqu’au 1er février 2022.

Lors de la récente campagne électorale en août, ni les libéraux ni les progressistes-conservateurs — qui ont été élus — n'ont promis de maintenir le contrôle des loyers.

Crise du logement et itinérance

Le taux d’inoccupation des logements est à son niveau le plus bas en 30 ans en Nouvelle-Écosse et la région d’Halifax en particulier est frappée par une crise du logement. Il y a peu d’habitations abordables et plusieurs locataires ont été délogés par des hausses de loyer importantes.

Nous avons besoin d’un contrôle des loyers permanent, a déclaré Hannah Wood, codirectrice du chapitre d’ACORN sur la péninsule d’Halifax.

Une crise encore plus importante menace la province, prévient-elle, lorsque les propriétaires auront à nouveau le droit d’augmenter les loyers de façon illimitée.

Le plafonnement des hausses de loyer qui va prendre fin avec l’état d’urgence va mener à des évictions de masse, et va aggraver le problème d’itinérance que nous connaissons.

Une citation de :Hannah Wood

L’itinérance apparaît déjà être en hausse à Halifax. Des campements de fortune sont apparus dans des parcs municipaux. La Ville a fait expulser des personnes sans-abri de certains lieux publics.

En ce moment, des dizaines de personnes vivent au parc Meagher, encadrés par des travailleurs communautaires.

Une personne prend la parole pendant que des manifestants exhibent des banderoles et des affiches.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants réclament un contrôle permanent des loyers, le 23 septembre 2021 devant l'édifice de l'Assemblée législative de Nouvelle-Écosse, à Halifax.

Photo : CBC / Paul Palmeter

Beaucoup de gens qui feront face à des hausses de loyer lorsque le plafonnement sera levé n’auront nulle part d’autre où aller, dit Hannah Wood.

Je ne sais pas où Tim Houston pense que ces personnes vont aller quand ils vont recevoir leur augmentation de loyer, poursuit-elle. Ils devront quitter leur appartement et vivre dans la rue.

Un écriteau sur lequel on a écrit « C'est une belle journée pour ne pas expulser les sans-abris ».

« C'est une belle journée pour ne pas expulser les sans-abris », peut-on lire sur cet écriteau au parc Meagher, à Halifax le 21 août 2021, où vivent plusieurs personnes sans logis.

Photo : CBC / Jeorge Sadi

Le premier ministre Tim Houston a déjà déclaré qu’il n’était pas dans ses plans de maintenir le contrôle des loyers au-delà de l’état d’urgence. Plus tôt ce mois-ci, cependant, son ministre du Logement, John Lohr, a laissé entendre qu’il n’excluait pas de le prolonger.

Je suis très préoccupé par ce que je considère comme des hausses flagrantes de loyer, et nous examinons toutes nos options, avait affirmé le ministre Lohr, le 2 septembre.

Environ 70 personnes manifestaient jeudi devant la législature. Dimanche dernier, plus d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant l’hôtel de ville d’Halifax pour réclamer un moratoire sur l’expulsion des personnes sans-abri et attirer de nouveau l’attention sur la crise du logement.

D’après le reportage de Paul Palmeter, CBC

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