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Les oiseaux sont revenus dans les villes pendant la pandémie, selon des chercheurs

Un oiseau est perché sur un poteau. On voit au loin des immeubles d'une ville en arrière-plan.

Chez les 82 espèces étudiées, 80 % ont changé de comportement pendant la pandémie.

Photo : Eduardo Matoud

Radio-Canada

Le comportement de plusieurs espèces d'oiseaux a changé durant la pandémie, là où l’utilisation des transports a été réduite en raison du confinement. C’est ce que démontre une étude de l’Université du Manitoba, qui donne à penser que les oiseaux pourraient être beaucoup plus nombreux à vivre en ville, si on leur en donnait la possibilité.

Les chercheurs voulaient vérifier jusqu’à quel point la diminution des transports, autour des aéroports et des grandes artères, par exemple, avait influé sur le comportement des oiseaux.

Leur conclusion : presque toutes les espèces étudiées ont multiplié leur présence en Amérique du Nord, selon leurs observations.

C’est ce qu’explique Nicola Koper, l’auteure principale de la recherche.

Là où il y a une plus grande présence humaine due aux transports, presque toutes les espèces [d’oiseaux] que nous avons étudiées ont changé de lieu.

Une citation de :Nicola Koper, auteure principale de l’étude de l’Université du Manitoba

Les chercheurs ont comparé 4,3 millions d’observations d’oiseaux faites avant la pandémie à des observations faites durant la pandémie. Ces observations ont été effectuées par des ornithologues amateurs en Amérique du Nord au printemps 2017 ainsi qu’à la même saison en 2020. Mme Koper affirme que l’étude menée a seulement observé les changements dus aux mesures sanitaires durant la pandémie de COVID-19.

Le comportement de 80 % des 82 espèces d'oiseaux étudiées a changé aux endroits où la pandémie a durement touché les activités humaines, dit-elle, notamment les grands axes routiers, les aéroports et les villes densément peuplées.

Nicola Koper ajoute que, dans la majorité des cas étudiés, la population des oiseaux vivant en Amérique du Nord a augmenté au cours de la pandémie. Peut-être est-ce dû au fait qu'il y a moins d'animaux tués sur les routes, avance la chercheuse.

Par contre, pour certaines espèces comme la foulque, les chercheurs ont observé une diminution.

La baisse de l’activité humaine autour des grands axes de transport a même eu des effets sur des oiseaux pourtant habitués à la présence humaine. Les espèces communes comme le merle ont été beaucoup plus touchées par notre absence durant la pandémie que nous le pensions, affirme Mme Koper.

Conclusions de la recherche

Cette recherche nous apprend que les environnements où l’être humain a une forte présence, comme les zones recouvertes d’asphalte, ne sont pas des zones mortes pour les oiseaux. Ils pourraient même y vivre si certaines conditions étaient réunies, selon Nicola Koper.

On pourrait ainsi prendre des mesures pour réduire le trafic, dit-elle, utiliser davantage le transport en commun, choisir des véhicules électriques qui génèrent moins de bruit et éloignent moins les oiseaux, et continuer de recourir au télétravail.

Des études antérieures ont révélé que les populations d’oiseaux ont diminué de 29 % au cours des 50 dernières années au Canada et aux États-Unis. Selon Mme Koper, la perte d'habitat est la principale raison de cette baisse.

Tout ce qui peut offrir aux oiseaux plus d’espace pour vivre est utile, conclut-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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