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La vision du nouveau directeur du Service de police de Sherbrooke

Pierre Marchand.

Le nouveau directeur du Service de police de Sherbrooke, Pierre Marchand

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Sherbrooke a depuis peu un nouveau directeur à la tête de son service de police. Pierre Marchand a entamé une première tournée auprès des médias pour partager sa vision du service, et croit que celui-ci a tous les atouts pour passer à un niveau supérieur.

Celui qui a quitté le Service de police de l’agglomération de Longueuil souhaite notamment que le Service de police de Sherbrooke (SPS) offre davantage de services et se rapproche de la population.

Pour lui, il est très réaliste que le SPS puisse passer du niveau deux au niveau trois, une proposition émanant du rapport du comité consultatif sur la réalité policière au Québec. Ce niveau, qui s'applique aux villes comptant de 250 000 à 500 000 habitants, donnerait plus de pouvoir au SPS pour mener des enquêtes.

Sherbrooke est un corps de police de niveau deux, mais il a toute la dextérité opérationnelle d’un niveau trois. Il faut rehausser certaines choses, mais nous sommes prêts. Je proviens d’un niveau trois, et Sherbrooke a l’expertise pour [le] devenir, parce que le personnel est très professionnel, croit Pierre Marchand.

Des partenariats, mais pas encore de regroupement

Concernant un possible regroupement avec la Régie de police de Memphrémagog, il mentionne qu’aucune demande ou discussion n’a été faite en ce sens. Il signale que la priorité au début de son mandat sera plutôt de concrétiser des partenariats pour faciliter le travail des policiers.

On veut faire des partenariats avec des organismes. Il y a déjà des travailleurs sociaux sur la route avec nos policiers. Nous voulons en faire encore plus. Nous voulons aider les policiers dans leur travail. Plus de 50 % du travail se fait en relation d’aide, mentionne M. Marchand.

Même si les relations de travail à l'intérieur du SPS sont un peu tendues en raison du renouvellement de la convention collective, le successeur de Danny McConnell, qui part à la retraite, affirme avoir été bien accueilli au sein du SPS.

On s'inquiète toujours de voir une nouvelle personne arriver que l'on ne connaît pas. J'ai été mis au courant que les gens ont pris des informations sur moi. J'arrive ici avec un nouvel œil. Je veux travailler en équipe avec les gens d’ici. J'ai été bien accueilli par le directeur en place et les cadres qui m'entourent. Même si je viens de l’externe, j’ai bien été accueilli à l’interne, soutient Pierre Marchand.

Ce que je vois sur le terrain, c’est un grand professionnalisme.

Une citation de :Pierre Marchand, directeur du SPS

Ce dernier ne veut toutefois pas négocier la prochaine convention collective des policiers, qui est échue, sur la place publique.

Je ne commente pas les relations de travail sur la place publique. La seule chose que je peux dire, c’est que je me suis assis avec l’exécutif syndical. J'ai eu des rencontres avec eux. On a appris à se connaître. Je suis positif pour l'avenir, assure-t-il.

S'occuper de ses troupes

Il fera la tournée des équipes d’enquêtes, des patrouilleurs et du personnel de la centrale 911 au cours des prochains jours.

Il se décrit comme une personne très humaine, qui veut bien s'occuper de la population, mais aussi de ses effectifs.

Le travail policier n’est pas facile. Il a subi des changements. Les policiers se font filmer. Il y a eu l’arrêt Jordan qui rend les rapports de police plus éprouvants, puis la pandémie. Les policiers ont besoin que l’on s’occupe d'eux sur le plan psychologique et qu’on leur offre des outils dans leur coffre pour les aider dans leur travail, estime Pierre Marchand.

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