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Action Gatineau entend réduire l’émission de GES de 27 % d’ici 2025

Des édifices vus d'une rivière.

Action Gatineau veut accélérer le verdissement du territoire, notamment en plantant 75 000 arbres par année (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Radio-Canada

Réduire l’émission des gaz à effet de serre (GES) de Gatineau de 27 % d’ici 2025 : c’est ce que vise Action Gatineau, qui a présenté, jeudi, ses calculs sur l’impact de ses engagements électoraux en matière d'environnement.

La cheffe du parti, Maude Marquis-Bissonnette, a lancé en matinée le cadre environnemental d’Action Gatineau, soit un outil d’évaluation pour décortiquer les engagements de la formation.

Ce parti s’affiche comme étant celui de l’environnement. C’est vraiment par souci de cohérence de dire, "on a des engagements, c’est quoi l’impact climatique de nos engagements", et ça, on veut le mesurer pour être capables d’éclairer la décision des Gatinois et des Gatinoises le 7 novembre prochain, jour du scrutin, a expliqué Mme Marquis-Bissonnette.

Ce cadre prévoit que l’engagement le plus efficace pour réduire l’émission de GES sera d’accélérer les rénovations résidentielles écologiques. En éliminant le mazout dans le chauffage résidentiel, on entrevoit tronquer de 212 597 tonnes les émissions de GES.

La Ville de Gatineau a fait des inventaires d’émissions à gaz à effet de serre [en 2009 et en 2015]. Dans le cas du mazout, par exemple, on sait que c’est 9200 résidences qui sont responsables pour 20 % de nos émissions de gaz à effet de serre, et ce qu’on calcule, c’est que c’est là qu’on est capables de faire des gains à plus court terme, a ajouté la candidate à la mairie.

Parmi ses cibles les plus élevées, Action Gatineau entend aussi réduire les GES de 40 137 tonnes en encourageant le transport actif et de 4170 tonnes en bonifiant l’offre de transport en commun. Planter 75 000 arbres par année les abaissera de 10 714 tonnes, et étendre la portée du programme de compostage aux commerces et aux industries les atténuera de 5872 tonnes, prévoit-on.

Le parti mise sur l'implantation d'un bureau de la transition écologique pour mener à bien les réductions de GES.

Le cadre climatique peut être consulté sur le site web d’Action Gatineau.

Une bonne chose, selon Jean-François LeBlanc

Selon le candidat à la mairie Jean-François LeBlanc, c’est une bonne idée de quantifier les choses.

J’ai remarqué que les villes bougent plus quand elles sont conscientes de leur impact, et qu’elles sont en mesure de se comparer avec des villes similaires, a-t-il commenté.

Il croit qu’un système complet serait nécessaire pour que les villes puissent se mesurer, se comparer et compétitionner avec les autres villes pour être plus vertes, a ajouté le candidat indépendant.

Pour sa part, M. LeBlanc veut réduire la pollution générée par le transport, produire des inventaires des GES plus souvent et propose de réparer les rues en mauvais état en misant sur les resurfaçages légers.

Je pense que Gatineau [peut] se mettre dans les premières villes de grandeurs comparatives pour être capable de faire avancer les choses. Et j’ai un plan, et le plan, c’est de mesurer les choses, a-t-il souligné.

L’ambition, essentielle, dit France Bélisle

La candidate France Bélisle rappelle que la ville n’est pas, actuellement, dotée d’un Plan climat.

Quand on parle de leadership et de changements climatiques, j’ai le goût de dire "enfin", parce qu’on n’a pas prêché par l’exemple jusqu’ici. C’est souhaitable qu’on arrive avec des éléments qui sont ambitieux, et on peut juste être favorable à ça, a lancé l'ancienne présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais.

Un pan environnemental de sa plateforme sera dévoilé, a indiqué Mme Bélisle, mais la date n’est pas encore fixée. Je crois aussi qu’il faut parfois revenir à la base des petits gestes. Je pense que chaque petit geste compte, et que c’est souvent la somme de gestes du quotidien qui font en sorte qu’on fait aussi notre part pour l’environnement, a-t-elle ajouté.

D’autres moyens pour Jacques Lemay

Le candidat Jacques Lemay entend aussi prioriser l'environnement durant sa campagne. Il souhaite atteindre les cibles de réduction des GES par d'autres moyens.

Avant de parler d’être leader en environnement, il faudrait s’occuper des petits problèmes de base, a-t-il rétorqué en évoquant le trafic routier, la protection des arbres et des milieux humides et la production des circulaires de Publisac.

Il n’y a rien qui a été fait depuis des années. On parle de protéger les arbres, mais par contre, on les gaspille dans les Publisacs, a appuyé l'ancien capitaine des pompiers de Gatineau.

Joint par ICI Ottawa-Gatineau, le candidat à la mairie de Gatineau, Rémi Bergeron n'avait pas répondu aux demandes d'entrevue au moment de publier cet article.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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