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Dispute juridique concernant la vaccination d’une adolescente contre la COVID-19

Une jeune fille reçoit une dose de vaccin.

La jeune fille au coeur de cette histoire de Saskatoon a 13 ans et peut recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech contre le COVID-19. (Gaelen Morse/Reuters)

Photo : (Gaelen Morse/Reuters)

Radio-Canada

Un juge de la Cour du Banc de la Reine de Saskatoon a statué qu'une adolescente de 13 ans, dont les parents sont divorcés, devrait être vaccinée malgré l'opposition de sa mère.

Le juge Michael Megaw a déclaré que la mère de l'adolescente a exprimé du scepticisme au sujet de la gravité de la pandémie et laissé entendre que le vaccin [Comirnaty de] Pfizer-BioNTech est expérimental et dangereux. Il a ajouté qu'il y avait lieu de s'inquiéter de l'influence que la mère a eue sur sa fille.

En mai dernier, lorsque cette dernière était âgée de 12 ans, son père a demandé une décision de la cour afin qu’elle soit vaccinée.

Selon lui, sa fille était contente de se faire vacciner contre la COVID-19, mais elle aurait été bombardée de désinformation par sa mère.

Le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, lors d'un point de presse traitant de la pandémie de COVID-19. Il porte un couvre-visage.

Le 10 septembre dernier, le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, s’est dit préoccupé par les taux de vaccination des enfants de la province en se fondant sur les « tendances actuelles chez les parents de ces enfants ».

Photo : La Presse canadienne

Les parents en cause dans cette affaire sont divorcés depuis de nombreuses années. Le juge Megaw a examiné les arguments des deux parents, notamment les affidavits des médecins appuyant l’une ou l’autre des parties.

À la demande du juge, le Dr William Code, anesthésiste et ancien professeur permanent au Collège de médecine de l’Université de la Saskatchewan, a interrogé l'adolescente. Il a diagnostiqué chez elle un problème possible de toxicité au vaccin et lui a accordé une exemption de vaccination.

Or, le juge a déclaré qu’il n’avait pas accordé de poids à l’opinion du Dr Code parce que le diagnostic n’était pas clair.

Il a aussi fait remarquer que le pédiatre qui suit l’adolescente depuis sa naissance a dit qu’elle devrait se faire vacciner.

Le juge a donc décidé qu’il était dans l’intérêt de l'adolescente d’être protégée contre la COVID-19 et que le père avait le droit de prendre des dispositions pour qu'elle soit vaccinée, sans le consentement de la mère, mais en consultation avec les médecins de sa fille.

Les professionnels de la santé qui ont participé directement au traitement de cet enfant peuvent continuer à rendre les jugements médicaux qu’ils ont rendus dans l’intérêt de l’enfant.

Une citation de :Michael Megaw, juge de la Cour du Banc de la Reine de Saskatoon

Le père de l'adolescente a dit qu’il avait communiqué avec les médecins de sa fille au sujet du processus de vaccination la semaine dernière, mais que celui-ci devait être mis en suspens en raison de l’appel de la mère contre la décision du juge.

Les parents de l'adolescente ont un deuxième enfant, un garçon de 11 ans, qui sera admissible au vaccin contre la COVID-19 lorsqu’il aura 12 ans ou peut-être plus tôt, selon les progrès réalisés par Pfizer-BioNtech, qui fabrique le vaccin Comirnaty.

Mon fils veut vraiment se faire vacciner. Il veut recommencer à pratiquer des sports en toute sécurité. Donc, il sait qu’il a besoin de se faire vacciner. S’il faut se présenter devant les tribunaux à nouveau, la démarche sera peut-être plus simple parce que nous avons déjà présenté toutes nos preuves, dit le père de famille.

La décision du juge Megaw a été rendue au milieu de la quatrième vague de la pandémie qui frappe la Saskatchewan, causant une augmentation de la proportion d’infections chez les jeunes de la province, notamment ceux d'âge scolaire. Seuls les enfants de plus de 12 ans sont actuellement admissibles au vaccin.

Ce mois-ci, le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, a fait part de ses préoccupations au sujet des futurs taux de vaccination des enfants de la province.

Oui, les vaccins seront offerts l’année prochaine, peut-être, aux enfants de 5 à 11 ans. Mais si nous nous fions aux tendances actuelles chez les parents de ces enfants dans diverses régions de la Saskatchewan, nous ne sommes certainement pas très optimistes quant à la participation des enfants [à la campagne de vaccination].

D’après les informations de Guy Quenneville

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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