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Le manque de matelots à la traverse de Tadoussac rouvre le débat d’un pont sur le Saguenay

Le NM Armand-Imbeau II sur le Saguenay

Le NM Armand-Imbeau II effectue des allers-retours sur le Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Radio-Canada

La Société des traversiers du Québec (STQ) ignore pour l’instant quand le service de la traverse entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine reprendra ses horaires réguliers.

Depuis lundi, par manque de personnel le nombre de traversées a été réduit. Le conseiller en communication à la STQ, Bruno Verreault, explique que ce sont précisément les matelots qui manquent à l'appel sur les deux navires de la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, ce qui fait en sorte qu'il y a une réduction du service du lien maritime à certains moments depuis lundi.

Il rapporte que le nombre de matelots à l'emploi est suffisant pour faire fonctionner les deux navires, mais il y a un manque de matelots sur appel ou en remplacement qui s'explique, selon lui, par le contexte de la rareté de main-d’œuvre au Québec.

Selon la STQ, il manquerait 10 matelos, 3 életromécaniciens, 1 mécanicien 4e classe et 2 chefs mécaniciens 2e classe.

Le porte-parole soutient que c'est pour éviter d'annuler une traverse à la dernière minute que le nombre de traverses par jour a été réduit, ainsi que pour éviter de mettre de la pression sur les matelots en poste.

Nous préférons ajuster l'horaire afin d'assurer que les employés en poste puissent avoir une qualité de vie et que nous puissions aussi embaucher de nouvelles personnes, de nouvelles ressources, pour pouvoir permettre un retour à la normale.

Les traversées s'effectueront de façon régulière aux 20 minutes entre 10 h et 18 h, mais entre 18 h et minuit, il y aura un seul bateau en service qui effectuera de chaque rive un départ aux 40 minutes. Entre minuit et 6 h, les départs se feront aux heures.

Selon le directeur québécois du Syndicat Unifor, Renaud Gagné, ce sont aussi les conditions de travail compétitives chez les autres employeurs qui peuvent expliquer le manque de matelots.

On vient de renouveler la convention collective, on a amélioré les conditions de travail et on va maintenant se concentrer avec l'entreprise pour voir si on ne peut pas recruter de la main-d'oeuvre additionnelle, note toutefois M. Gagné.

Selon lui, la solution passera par le recrutement à l'extérieur de la région puisque le bassin local d'employés potentiels est trop restreint.

La Coalition Union 138 réagit

La réduction du nombre de traversées entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine est inacceptable selon Guillaume Tremblay, porte-parole de la Coalition Union 138.

Après le fort achalandage touristique de la saison estivale qui a fait en sorte que les usagers de la traverse ont parfois attendu plusieurs heures, ce manque de personnel est une preuve supplémentaire que le service de traverse est inadéquat sur la Côte-Nord, selon Guillaume Tremblay.

Guillaume Tremblay est debout, il regarde la caméra

Le porte-parole de la Coalition Union 138

Photo : Radio-Canada

L'automne arrive. Il y a encore beaucoup de monde qui va venir sur la Côte-Nord. Je pense entre autres aux chasseurs. La chasse à l'orignal qui commence, les pourvoiries, il y a plein de gens qui attendent encore des visiteurs, ça fait que là on arrive, et il va y avoir une réduction de service.

C'est totalement inacceptable dans une région comme la nôtre, de faire face à ce problème-là qui perdure.

Une citation de :Guillaume Tremblay, porte-parole de la Coalition Union 138

Guillaume Tremblay ajoute que la population de la Côte-Nord a atteint sa limite face à ce problème, et que la seule solution envisageable est la construction d'un pont sur la rivière Saguenay.

Pour la Coalition Union 138, ce changement devra se faire par une mobilisation de la population, au-delà des frontières de la Côte-Nord. La coalition souhaite d'ailleurs profiter de la prochaine campagne électorale provinciale qui aura lieu en 2022 pour exercer des moyens de pression.

Le député Ouellet exaspéré

Le député de René-Lévesque et leader du Parti Québécois, Martin Ouellet, se dit exaspéré par la réduction de service à la traverse Tadoussac Baie-Sainte-Catherine.

Il indique vouloir faire du projet de pont à l'embouchure de la rivière Saguenay un cheval de bataille pour la prochaine campagne électorale provinciale en 2022.

Selon le député, un pont est la seule option viable pour la mobilité de la Côte-Nord.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur

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